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« Sans être encore dans un régime totalitaire, nous sommes déjà en post-démocratie »

LE PARADOXE D’UN ÉTAT À LA FOIS OMNISCIENT ET IMPOTENT En quelques mots, on a nié la possibilité de distinguer avec rectitude le bien du mal, le juste de l’injuste, le vrai du faux. Dans notre tradition occidentale, les normes qui dirigent nos actes sont considérées comme objectives et accessibles à la raison naturelle. Tout indique que les universités et grandes écoles ne sont plus les gardiennes de cette tradition, qu’elles se sont mises au service d’un esprit qui refuse la vérité, qu’elles encouragent, prolongent, affermissent la rupture entre le mot et le monde, entre le verbe et l’être, entre l’intelligence et le réel. C’est notamment le cas de l’« l’islamo-gauchisme » qui prospère dans l’enseignement supérieur. Cliquez sur l’image pour accéder à notre Tribune dans Marianne

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Election Présidentielle Américaine : Entre « Post Vérité » et retour du Réel

Toute la classe politique « dite de gouvernement », en occident, a ainsi préparé le terrain à l’avènement politique de la « post-vérité ». L’ironie de l’histoire, c’est qu’aujourd’hui certains de ceux-là ont été les premières victimes de sa réalisation, permettant le retour fracassant du réel. L’élection présidentielle américaine du 3 novembre en est l’étrange démonstration ! La Post-Vérité « Post-vérité » :  Cette notion est généralement associée aux affirmations fantaisistes et mensongères des soit disant « populistes » comme Donald TRUMP et à ceux qui ont voté pour ce nouveau courant politique, issus des classes populaires de la société occidentale. Le dictionnaire de l’université d’Oxford annonçait donc que « post-vérité » était le mot qui, plus que tout autre, reflète notre monde d’aujourd’hui.  Selon la définition du dictionnaire, on parle de « post-vérité » quand « les faits objectifs ont moins d’influence que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles pour modeler l’opinion publique ». Les premières occurrences du mot apparaissent dès 1992, mais c’est en 2016 que ce concept s’est vraiment installé dans le monde Anglo-saxon avec le BREXIT et puis à nouveau, quand Donald TRUMP a obtenu l’investiture présidentielle du Parti républicain et a remporté l’élection …

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L’État est-il à bout de souffle?

L’État moderne a comme caractéristique la souveraineté et la puissance, en récupérant de ce fait, et particulièrement en France, une part de la sacralité qui était celle du pouvoir royal. La synthèse de ces éléments donnait cette idée qu’est l’État, ainsi que le théorisait très justement Georges Burdeau. Une Idée au sens hégélien, c’est-à-dire un esprit vivant, une substance éthique, la forme par laquelle le groupe s’unifie sous une loi commune. Or, tous ces éléments se dissolvent sous nos yeux. Par Guilhem GOLFIN, publié dans le FIGAROVOX Docteur en philosophie, Guilhem Golfin est cofondateur du jeune Collège Saint-Germain, organisation pour l’étude de la philosophie chrétienne, et membre de l’Institut d’éthique et politique Montalembert. Il a publié Souveraineté et désordre politique (éd. du Cerf, 2017) Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

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Lettre Politique n° 4

Poursuite du travail sur l’idéologie, point sur la réforme constitutionnelle, appel à l’unité pour la France, réflexions de Claude Lefort sur la liberté et l’indétermination en démocratie, sont au menu de la Lettre Politique n°4. Pour lire la lettre voici le lien de téléchargement : Lettre-politique_IEPM_4

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Lettre Politique N°3 : Qu’est ce que l’Idéologie (3)

Manifeste pour la Liberté  La lettre politique 3 poursuit la réflexion sur l’idéologie à partir du Pouvoir des sans pouvoir de Vaclav Havel. Également proposés : Un texte de Pie XII sur la préférence pour les pauvres, un commentaire du Manifeste pour la liberté scolaire de Jean Baptiste Noé. Cliquez sur le lien suivant pour prendre connaissance de la Lettre : La-lettre-politique3

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Lettre Politique N°2 : Qu’est ce que l’Idéologie

Qu’est-ce que l’idéologie ?  Dans son essai Le pouvoir des sans pouvoir, Vaclav Havel définit ainsi l’idéologie : « … chacun est en même temps plus ou moins prêt à se résigner à la « vie dans le mensonge », chacun succombe d’une manière ou d’une autre à une réification profane et à la docilité ; en chacun il y a une tendance à se dissoudre dans la masse anonyme et à suivre tranquillement avec elle le courant de la pseudo-vie. Il ne s’agit plus ici depuis longtemps du conflit de deux identités. Il s’agit de quelque chose de pire : de la crise de I’identité elle-même. » Léger MOISSAC Voici le lien pour lire la lettre dans sa totalité : La lettre politique2

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Révolte pour le Bien Commun : Constituer une communauté nouvelle

La POLIS parallèle Pour se mettre dans cet état d’esprit, nous trouvons un excellent modèle dans l’expérience des dissidents au régime communiste tchèque. Le dramaturge et prisonnier politique Václav Havel et ses proches on écrit, sous des degrés d’oppression et de persécution inimaginables pour nous, des essais qui offrent une saisissante vision de ce qu’est la politique chrétienne dans un monde où ses tenants sont une minorité impuissante et méprisée. Havel, mort en 2011, professait une « politique antipolitique », dont l’essence était de « vivre en vérité ». Il le développa fameusement dans un long essai écrit en 1978, le Pouvoir des sans pouvoir, qui électrisa, à sa publication, les mouvements de résistance en Europe de l’Est. C’est un livre remarquable, que tous les chrétiens orthodoxes occidentaux devraient lire et méditer. Prenons l’exemple, écrit Havel, d’un marchand de primeurs vivant sous un régime communiste, qui mettrait sur sa devanture une pancarte clamant : « Travailleurs de tous les pays, unissez-vous ! » II ne le fait pas nécessairement parce qu’il y croit ; tout ce qu’il souhaite, c’est ne pas avoir d’ennuis. Et s’il n’y croit pas vraiment, il s empêche de ressentir l’humiliation d’une telle coercition en se …

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L’attente est la première forme de notre révolte

Chers amis, En cette rentrée de septembre, les difficultés auxquelles nous devons faire face, qu’elles soient personnelles (précarité, perte d’emploi, maladie, fragilité humaine, trouble existentiel, mal provoqué ou subi) ou collectives (crise économique, malaise social, confusion politique, incertitude internationale) sont si imposantes que nous pourrions finir par nous résigner à ne plus rien attendre. Pourtant, jamais comme en ces circonstances, les mots de DANTE – qui nous reviennent en tête- ne se sont révélés aussi évidents : » Chacun confusément conçoit un bien ou l’âme se repose et le désire; et chacun s’efforce à l’atteindre ». Mais quelle loyauté chacun de nous doit avoir pour reconnaitre cette attente et ce désir de bien ! Et ce qui rend cette reconnaissance plus difficile, c’est cette clameur sociale que nous concourons tous à engendrer par notre passivité complice. En fait,  » tout est unanime à nous passer sous silence, moitié comme une honte peut-être, moitié comme une indicible espérance »(RILKE). Chacun de nous sait très bien dans quelle mesure il contribue à cette situation inconfortable. Qui l’emporte ? Notre côté qui attend ou celui qui se contente? PAVESE nous donne un début de réponse, en saisissant en nous, comme personne d’autre, la persistance de cette …

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Lettre écologique n° 2 : « Entrer en révolte pour le bien commun »

Éditorial de Ludovic Trollé. L’institut éthique et politique Montalembert souhaite aider la « Société civile de convictions » à mieux porter son message politique ! Albert Camus écrivait : « Je crie que je ne crois à rien et que tout est absurde, mais je ne puis douter de mon cri et il me faut au moins croire à ma protestation. La première et la seule évidence qui me soit ainsi donnée, à l’intérieur de l’expérience absurde, est la révolte ». Cette révolte marque le « dépassement de l’individu dans un bien désormais commun », ajoutait-il En matière d’écologie, qu’est ce que le bien commun ?  Deux éclairages pour le définir : Le bien commun : la dimension sociale du bien moral Certes, il est des biens auxquels une société doit garantir un accès universel : l’eau, l’air qu’on respire, la sécurité des aliments produits. Une société qui n’y parvient pas dysfonctionne. Il est des biens écologiques qui sont indispensables : notre lettre cite des cas de pollutions qu’il faut éviter. Mais le bien commun ne se décline pas au pluriel. Ce n’est pas la somme de diverses mesures destinées à satisfaire le maximum d’inclinations individuelles. S’il en manque une, il faut l’ajouter. Le bien commun se conjugue au singulier. Il ne se …

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