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La vie joue sa survie au Parlement européen

Le 18 septembre 2013, le comité « droits des femmes et égalité des genres » étudiera une proposition de résolution du Parlement européen, sur la base d’un rapport dont certains mots d’apparence anodine font peser de nouvelles menaces importantes sur la famille et l’enfant. Selon l’habituelle tactique dite du langage inclusif, de nouveaux termes suffisamment vagues pour se prêter à l’amalgame et à la récupération préparent leur entrée. Ainsi en est-il des « droits sexuels et reproductifs » qui peuvent s’entendre de deux manières : le  droit à des soins de santé durant la maternité, est légitimement une bonne chose ; mais nous pouvons aussi découvrir derrière ce premier aspect le « family planning ». Par ce terme abscons s’il en est, il faut entendre notamment le « droit à la contraception » et le « droit à l’avortement »

L’enjeu des discussions du 18 septembre est de faire disparaitre cette expression ambiguë mais ô combien porteuse de germes destructeurs pour la famille : « droits sexuels et reproductifs »

La sexualité comme la reproduction (au sens où la résolution européenne l’entend : incluant avortement, procréation médicalement assistées etc.) ne sont aucunement des droits de l’Homme.

                Nos adversaires tentent de nous faire croire que les droits sexuels et reproductifs (incluant l’avortement) seraient des droits de l’Homme. Une telle inclusion dans une résolution du Parlement européen serait au contraire opposée aux droits de l’Homme qui garantissent le droit à la vie et le droit à la santé pour la mère et l’enfant aux articles 3 et 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

                Or la proposition de résolution retirait ces droits aux enfants à naître.

                D’une manière récurrente, ce droit à la vie des enfants à naître[1] comme le droit des parents à choisir l’éducation de leurs enfants[2] sont remis en cause, attaqués et en définitive fragilisés. Cette double remise en cause est un objectif prioritaire pour les eurodéputés qui s’opposent au respect de la vie humaine et de la famille. Dans leur combat acharné et lancinant, ils cherchent à diluer l’autorité parentale et remettre en cause la liberté de conscience du personnel médical, en lui supprimant le droit à l’objection de conscience.

Une fois encore ce 18 septembre, les eurodéputés respectueux de la vie humaine, de toute vie humaine, devront se battre pour la défense de trois droits essentiels constamment battus en brèche, à Bruxelles, à Strasbourg[3], comme à Paris du reste.

–          Le droit fondamental et inaliénable du personnel médical à l’objection de conscience.

–          L’éducation sexuelle des enfants est du ressort des parents. Il s’agit d’un droit reconnu aux parents par les conventions internationales[4].

Les parents ont en effet le droit d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions philosophiques, morales, religieuses et non-religieuses, ainsi que le droit de s’opposer à l’interférence d’acteurs étatiques ou non étatiques dans cette éducation. (Ici nous pourrions évoquer la situation actuelle de la France de Vincent Peillon)

–          Les États membres ne s’engagent à respecter et assurer l’effectivité des droits sexuels et reproductifs que dans la mesure où ils n’englobent pas l’avortement. Redisons que l’avortement n’est pas un droit international de l’homme.

                Par cette note, l’Institut éthique et politique Montalembert entend sensibiliser les électeurs européens, à 9 mois des élections européennes, sur les enjeux d’un tel scrutin. La question européenne est primordiale pour la défense de la famille et de la vie.



[1]Article 6 de la Convention relative aux droits de l’enfant : « tout enfant a un droit inhérent à la vie; les États parties assurent dans toute la mesure possible la survie et le développement de l’enfant. »

[2]Article 26 §3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

[3]Cour européenne des Droits de l’Homme, Affaires Eweida et autres contre le Royaume-Uni, n°48420/10, 59842/10, 51671/10 et 36516/10 du 15 janvier 2013.

[4]Article 26 §3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Article 13 §3 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Article 5 de la Convention relative aux droits de l’enfant.

 

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