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Santé

Lettre ecologique N°1 de l’IEPM

Cliquez ci dessous pour lire toute la lettre : Lettre écologique de l’Institut Ethique et Politique Montalembert n°1

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Pour des Etats ­Généraux de la fin de vie

Nous relayons ici bien volontiers la tribune publiée par le collectif  » Citoyens pour la fin de vie » portée par nos amis Clotilde et Christophe BROSSOLLET , qui appelle à la vigilance quant à la révision de la loi Leonetti, et, au-delà, à l’ouverture de véritables Etats Généraux sur la fin de vie. Vous pouvez notamment apportez votre soutien à cette initiative citoyenne en signant leur texte : http://chn.ge/191c9xq Collectif Citoyens pour la dignité en fin de vie   Citoyens pour la dignité en fin de vie rassemble des citoyens attachés au débat démocratique. Inquiets de l’évolution possible de la législation sur la fin de vie, nous demandons que des Etats Généraux soient convoqués sur ce sujet. Cette question nous concerne tous et elle ne saurait être soumise à des positions idéologiques opposées aux valeurs du vivre­ ensemble.  La loi Leonetti du 22 avril 2005 propose un équilibre entre la tentation de l’euthanasie et le risque, encore trop fréquent, de l’acharnement thérapeutique. Le rapport Leonetti­Claeys remis au Président de la République le 12 décembre 2014 tente de parfaire cette loi et recherche le consensus. Pourtant, certains pensent que cela ne « va pas assez loin » et proposent, qu’au principe actuel de l’accompagnement …

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L’euthanasie en France, entre vie et mort

  « La loi obéira à sa propre nature et non à la volonté du législateur, et elle portera inévitablement les fruits que nous avons semé en elle. » G.K.Chesterton   La fin de vie en France : constats et perspectives État des lieuxEn 2005, la loi Léonetti fut votée pour lutter contre l’acharnement thérapeutique et pour développer les centres de soins palliatifs et la démarche palliative dans les institutions soignantes et à domicile. Huit ans plus tard, force est de constater que ces centres sont peu présents dans les discours sur l’accompagnement de la fin de vie, et que la population française ignorent globalement la teneur des questions qu’il soulève. Les centres de soins palliatifs se définissent comme des centres de soins actifs délivrés dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale. Ils cherchent donc à soulager la douleur et à apaiser la souffrance psychologique, sociale et spirituelle. En mars 2013, dans une tribune publiée par le journal Libération, un collectif de médecins travaillant à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière expliquait que la plupart des patients qui arrivent dans leur service sont en demande d’acharnement thérapeutique, et ce même si ces mêmes patients avaient fait auparavant des …

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Projet de loi sur la fin de vie, défendons la véritable dignité de l’Homme !

  Il règne actuellement une double confusion au sujet de la dignité. La première concerne la relation que l’on peut avoir avec son sens, la seconde celle que l’on peut avoir avec son usage. S’agissant de son sens, il est fréquent d’utiliser le terme de dignité alors que l’on entend par lui autre chose. Il importe de le rappeler. C’est Kant qui définit remarquablement la notion de dignité lorsque, dans Les fondements de la métaphysique des mœurs, s’intéressant aux fins ultimes de l’humanité, il explique que la dignité réside dans le fait que la vie humaine a plus qu’une valeur. Elle est sans prix. Kant veut dire par là que, la Raison étant ce que l’humanité possède de plus précieux au monde, l’Homme, qui est le porteur de la Raison, doit être respecté comme une fin en soi et non comme un moyen. D’où la dignité de l’Homme.  En conséquence de quoi, tout ce qui se sert de l’Homme comme un moyen, même pour la plus noble des causes, ne respecte ni la Raison ni l’Homme.  D’où la prévention de Kant à l’égard du suicide puisque, selon lui, est digne, non pas le fait de se suicider quand on souffre mais …

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L’intérêt supérieur de l’enfant, 25ème anniversaire de la CIDE

L’intérêt supérieur de l’enfant     Histoire récente En 1928 Janusz Korczak[1], célèbre pédiatre, écrivain, éducateur polonais, écrit un ouvrage sur le droit des enfants au respect, et sur la manière dont il convient de les aimer. C’est à partir de ses idées, que les Nations Unies élaborent en 1959 une déclaration sur les droits de l’enfant. Puis à la demande de la Pologne, les Nations Unies transforment en 1989 cette déclaration en Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE). Cette convention stipule dans son article 3 que « dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale. Nul autre intérêt ne doit l’emporter, même pas celui des parents, s’il y a collision ».   Mais la notion d’intérêt supérieur de l’enfant, si elle est devenue « primordiale » dans cette Convention, n’est pas définie. On sait juste que si elle entre en conflit avec d’autres intérêts, elle doit l’emporter sur tous les autres. Un groupe de travail français autour du Défenseur des droits[2] estime qu’« il ne s’agit pas d’une notion autonome et indépendante. C’est un …

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L’homme n’existe pas.

Tribune de Melchior de Solages sur la PMA   Chose promise, chose due. La PMA pour personnes homosexuelles s’installe tranquillement dans le sillage du mariage pour tous. Jusqu’ici, elle n’était permise qu’aux couples hétérosexuels, sous condition d’être en âge de procréer et infertiles. Avec l’avis de la Cour de cassation du 22 septembre dernier, tout change ou plutôt, tout se met en place. C’est que le vote du mariage pour tous en mai 2013 rendait, depuis, intenable l’interdiction de la PMA aux personnes homosexuelles. Le mariage pour tous ayant entériné une conception de la famille dépourvue de toute racine anthropologique, l’interdiction de la PMA ne reposait plus que sur d’ignominieux vestiges homophobes. L’attachement à la « biologisation  de la filiation » – terme barbare pour n’indiquer rien d’autre que la nécessaire altérité homme-femme pour pouvoir procréer – dont se rendait coupable l’interdiction contrastait trop avec le déni de réalité de rigueur. Eh bien voilà que la Cour, d’un revers de robe rouge, vient docilement mettre un terme à cette incohérence fomentée par ceux-là même qui la dénonce. Et il est désormais considéré dans l’intérêt de l’enfant que de permettre son adoption par la conjointe de sa mère, aux dépens des troubles à …

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Le respect de la vie est-il un droit ?

Parler de droit au respect de la vie suppose un certain nombre de remarques préalables, car il est le droit de base, le droit source duquel tout découle. Encore faut-il savoir ce que signifie droit, ce que signifie vie. Le droit est intimement lié à la justice en ceci que la justice est ce qui est dû à qui cela est dû. Toute la question est donc de savoir ce qui est dû et en vertu de quoi. En d’autres termes si la justice est la norme du droit quelle est la source de la justice ? La majorité ? Cela revient donc à poser le rapport de force comme source du droit. Ce qui suppose que le droit est relatif et ne repose sur aucune vérité objective. Serait-ce alors celui à qui la justice est due ? Cela revient à regarder le destinataire de la justice, à savoir les êtres pour qui le droit est considéré. Ce qui suppose un droit relatif et individuel propre à chaque être (qu’il soit humain, animal, végétal ou inanimé). Comment alors juxtaposer des droits individuels dans une communauté qui doit vivre ensemble ? Cela revient à poser l’alternative d’un droit universel qui serait ce qui est dû …

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Réflexion autour de la question de l’Aide médicale aux étrangers…

7/10/2013 La question semble délicate. Elle est de fait en équilibre entre la nécessaire assistance, la réalité financière de celui qui assiste et l’assistanat. Moralement on ne peut laisser sans soin un pauvre (ce que peut être l’immigré qui arrive). C’est la parabole du bon Samaritain. Mais le Samaritain a les moyens financiers, semble-t-il. Cependant la veuve donne de son nécessaire et non de son superflu. Moralement et socialement, on perd toujours à se recroqueviller sur soi. Le minimum de santé doit toujours être garanti. Mais qu’il y ait une contrepartie demandée, afin de ne pas tomber dans un assistanat qui ne respecte pas un autre pan de la dignité humaine, la responsabilité, semble juste également. La question est : que demander à qui n’a rien? Cela amène une autre question, quelle est la plus-value que ces personnes dépendantes peuvent apporter au pays. Avec cette réponse,  nous les verrons moins comme une charge et nous respecterons ces deux aspects de la dignité humaine que sont la santé et la responsabilité. Cette question ne prend pas en compte leur statut d’immigré qui est une autre question, mais celui d’êtres humains actuellement en résidence sur le territoire. Peut-être cette question doit-elle être distincte …

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L’objection de conscience / Dossier IEPM

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », mettait déjà en garde Rabelais. Une belle phrase pour nous chrétiens, pour l’homme spirituel, pour l’homme de bien. Une phrase réconfortante même, tant elle sent la raison. Une phrase, pourtant, vide de sens pour la plus grande partie des hommes d’aujourd’hui. Ni les mots, ni leur connexion logique, ni leur rapport de dépendance ne sont réellement accessibles à l’immense majorité de nos contemporains. Et les chrétiens ne sont pas systématiquement exempts. De fait, l’homme d’aujourd’hui ne sait pas vraiment ce que signifie ces mots : science, conscience et, bien moins encore, âme. L’un des problèmes fondamentaux aujourd’hui est un problème de vocabulaire et donc d’amalgame, de définition, et donc en définitive de sens. Tout philosophe, tout penseur, sait bien que pour penser, pour dialoguer, il faut s’entendre au préalable sur le sens que l’on donne aux mots. Ne pas sacrifier à un tel préambule, c’est courir le risque presque inévitable du dialogue de sourds. Tout idéologue, tout tyran sait, lui aussi, que pour manipuler, désorienter et diviser, il suffit simplement de brouiller les sens, de travestir les définitions pour mieux jouer de l’amalgame avec des coques vides. La baisse indéniable …

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La vie joue sa survie au Parlement européen

Le 18 septembre 2013, le comité « droits des femmes et égalité des genres » étudiera une proposition de résolution du Parlement européen, sur la base d’un rapport dont certains mots d’apparence anodine font peser de nouvelles menaces importantes sur la famille et l’enfant. Selon l’habituelle tactique dite du langage inclusif, de nouveaux termes suffisamment vagues pour se prêter à l’amalgame et à la récupération préparent leur entrée. Ainsi en est-il des « droits sexuels et reproductifs » qui peuvent s’entendre de deux manières : le  droit à des soins de santé durant la maternité, est légitimement une bonne chose ; mais nous pouvons aussi découvrir derrière ce premier aspect le « family planning ». Par ce terme abscons s’il en est, il faut entendre notamment le « droit à la contraception » et le « droit à l’avortement » L’enjeu des discussions du 18 septembre est de faire disparaitre cette expression ambiguë mais ô combien porteuse de germes destructeurs pour la famille : « droits sexuels et reproductifs » La sexualité comme la reproduction (au sens où la résolution européenne l’entend : incluant avortement, procréation médicalement assistées etc.) ne sont aucunement des droits de l’Homme.                 Nos adversaires tentent de nous faire croire que les droits sexuels et reproductifs (incluant l’avortement) seraient des …

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