Accueil » Edito » Sur le chemin de DAMAS

Sur le chemin de DAMAS

le chemin de DAMAS pour les chrétiens correspond à la conversion de St PAUL. Aujourd’hui nous sommes a notre tour, sur ce chemin. Et notre conversion, notamment de notre gouvernement, est nécessaire pour accepter d’intervenir au sol pour rétablir la justice et la paix. C’est une question à notre sens de survie pour notre civilisation ( celle que nous a légué en particulier St PAUL). Nous vous proposons un retour sur nos différents articles qui traitent du sujet pour prendre conscience des enjeux.

Le 2 octobre 2014, monseigneur YOUSSIF THOMAS MIRKIS lançait un appel :

« À la France, à l’Europe et à toutes les personnes de bonne volonté,

L’éradication des chrétiens et des minorités perpétrée par des terroristes autoproclamés “État islamique” en Irak depuis le 27 juillet 2014 engage le monde entier.

La nature de la barbarie dont nous sommes témoins va au-delà de ce qu’il nous est possible de concevoir. Son ambition dépasse aussi très largement les frontières de l’Irak. Aujourd’hui, plus de 5 000 personnes commettant ces actes de violences inqualifiables sont des ressortissants européens ; 1 000 d’entre eux sont français. Ce génocide, qui est en particulier celui des chrétiens et des minorités irakiennes, veut être plus généralement celui de tout ce qui n’entre pas dans le projet totalitaire de l’État islamique, notamment de tout ce qui touche de près ou de loin à l’Occident.

Si l’Europe veut continuer à jouir de la paix qu’elle connaît depuis soixante-dix ans, il lui incombe d’agir sans attendre, de la même manière que les États-Unis décidèrent de s’engager aux côtés de leurs alliés dans la Seconde Guerre mondiale.

La solution ne consiste pas dans la fuite des chrétiens et des minorités d’Irak. Le monde pourrait-il d’ailleurs d’un coup accueillir les 400 000 chrétiens comme réfugiés, sans compter les autres minorités, qui ont jusqu’alors échappé aux massacres ?

Et où fuir quand il est aisé de voir que ce qui se passe en Irak peut, comme un virus, très vite contaminer l’ensemble du monde s’il n’est pas jugulé sur son périmètre d’action actuel ?

La France, l’Europe et toutes les personnes de bonne volonté doivent permettre aux chrétiens et aux minorités d’Irak de rester sur leur terre et aux différentes communautés irakiennes de retrouver des raisons de vivre ensemble.

La mosaïque des peuples du Moyen-Orient représente une richesse millénaire. Si les habitants de Mésopotamie (Irak aujourd’hui) sont chrétiens depuis l’an 50 après Jésus-Christ, la Mésopotamie concentre un trésor et un patrimoine qui sont, à bien des égards, communs à l’humanité tout entière.

La paix est encore possible en Irak tout comme elle l’est aussi en France, en Europe et dans le reste du monde. Dans le contexte qui est aujourd’hui le nôtre, l’une ne se fera pas sans l’autre. »

Qu’avons-nous fait de cet appel?

Aujourd’hui nous pouvons revenir sur cette démarche et nous pouvons réclamer des comptes à nos dirigeants.

La solution ne consiste pas dans la fuite des réfugiés du Moyen Orient comme malheureusement nous pouvons le constater un an après ! La crise des migrants d’aujourd’hui est notre responsabilité ou plutôt celle de nos dirigeants nationaux, européens et mondiaux !!!

Dans un second article paru le 29 avril, l’Institut Montalembert trouvait que la réponse à cet appel tardée trop malgré des signes de plus en plus alarmant venant en particulier de Libye :

« Le président égyptien souhaite l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité pour contrer l’Etat islamique en Libye avec le feu vert des autorités libyennes.

« Il n’y pas d’autre choix ». Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a prôné mardi 17 février l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui permettrait, après le feu vert des autorités libyennes, une intervention d’une coalition contre l’Etat islamique en Libye.

On peut soutenir une telle initiative car l’urgence d’agir est évidente. Nous sommes d’accord avec la prise de position du saint siège, et du cardinal PAROLIN qui a déclaré qu’il fallait « intervenir rapidement, mais sous l’égide de l’ONU », c’est-à-dire avec « un large consensus international ».

De la même manière, on peut comprendre que les autres pays de la zone dont l’Italie, réagissent avec beaucoup d’empressement. L’Italie souligne l’urgence « d’enrayer l’avancée de l’État islamique en Libye », et appelle à la mise sur pied d’une mission des Nations unies pour stabiliser la situation.

«Nous étions en Syrie, maintenant nous sommes au Sud de Rome». Menace claire de l’Etat islamiste à l’encontre de l’Italie dans sa dernière vidéo de propagande s’ajoutant aux photos montages de la Basilique Saint-Pierre ornée du drapeau du Califat. Ses forces sont donc au sud de Rome, à 350 km de la péninsule pour être précis, la distance qui la sépare des côtes libyennes.

Autre conséquence : Des embarcations de fortune chargées de migrants continuent à partir de Libye presque quotidiennement pour rallier la Sicile ou la Calabre. Il y a  des naufrages et des morts chaque semaine en Méditerranée. C’est pourquoi Matteo Renzi tweetait à ceux qui réclamaient un retour de l’opération Mare Nostrum : «Le point politique est de résoudre le problème en Libye où la situation est hors de contrôle».

Ainsi il est évidant que l’opération à mener n’est évidemment pas uniquement humanitaire et le point moins politique que militaire. Dans l’urgence, la ministre italienne de la Défense était disposée à prendre la tête d’une coalition internationale rassemblant des pays européens et nord africains. La menace est désormais à quelques centaines de kilomètres de nos côtes et l’Europe ne peut pas rester passive.

Une intervention, mais avec qui, quand, comment et pour quoi faire ? Autant de questions pour l’instant sans réponses précises. Cela démontre bien à nouveau l’échec de l’UE en particulier au niveau de sa politique de défense. On aurait pu anticiper depuis longtemps ce risque au niveau européen si nous avions une organisation de défense effective.

Face aux réticences des partenaires européens et nord africains (France et Egypte mis à part), les déclarations guerrières ont laissé la place à un ton plus diplomatique. Et nous voilà de nouveau à demander aux nations unies de mettre en place une mission. On peut redouter un exode massif sur les côtes du sud de l’Europe et des infiltrations terroristes parmi les migrants.

Des mesures ont été adoptées pour prévenir et lutter contre la menace terroriste. Mais tout cela est encore insuffisant. Un accord préliminaire entre les combattants sur place et un gouvernement d’unité nationale doit être trouvé.  Le gouvernement italien est à pied d’œuvre pour renouer et amplifier les contacts sur place. Le «plan italien» à l’étude implique une collaboration étroite avec les Libyens et le plus de factions possibles sur le terrain. Des discussions lentes et difficiles qui contrastent avec le sentiment d’urgence qui étreint l’Italie et le monde. Même si les Nations unies sont plus fortes que les miliciens de l’Etat islamiste, ceux-ci sont plus rapides que l’ONU peut-on s’inquiéter.

En France, la Défense n’a jamais écarté l’idée d’une intervention dans la région du Fezzan, sanctuaire des terroristes qui viennent s’y reposer, s’y ravitailler en armes et y préparer leurs attentats. Mais l’Elysée et le Quai d’Orsay soutiennent la médiation de l’envoyé spécial de l’ONU, l’espagnol Bernardino LEON, qui tente depuis des mois de rassembler les acteurs politiques autour de la table des négociations. «Il faut d’abord une réponse politique, soutient un diplomate français. La France ne peut s’engager sur tous les fronts. Ce sera ensuite aux Etats de la région de se mettre d’accord pour enrayer la menace terroriste en territoire libyen et dans les pays limitrophes».

Comme en Syrie et en Irak, la réponse n’est pas à la hauteur des enjeux. Elle tarde beaucoup trop ! Nous pouvons malheureusement craindre le pire comme des actions terroristes sur tous les territoires et des drames humanitaires de plus en plus nombreux. »

 Les actions terroristes nous les avons comme celle dernièrement du THALIS.

Et malheureusement, nous sommes entrés aujourd’hui dans la plus grande crise migratoire du siècle.

On parle désormais de contrôle au frontière après avoir laissé faire sans vouloir agir ni comprendre.

Le message tant relayé et imposé à tous d’accueillir les réfugiés est lui bien passé !

 

Dans une autre intervention l’Institut Montalembert a cherché à donner le point de vue chrétien concernant l’immigration dans un article intitulé « catastrophes ».

La catastrophe est donc bien là, et il nous faut maintenant la gérer, le plus humainement possible et des personnalités comme Mgr YOUSSIF THOMAS MIRKIS peuvent encore nous y aider.

Ce qui est sûr maintenant, comme nous l’avions réclamé il y a un an, c’est qu’il va falloir intervenir au sol en Syrie et en Irak pour que nous commencions le travail de recomposition du Moyen Orient, de l’Europe  et par voie de conséquence du reste du monde. La paix et l’équilibre du monde, est à ce prix !

La Rédaction,

Check Also

Protégé : Lettre ouverte au Président à propos de la restauration de Notre-Dame

Il n’y a pas d’extrait, car cet article est protégé.