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Répondre à la violence par l’intelligence : Voilà notre devoir de chrétien et la démonstration de notre force

Cette attitude loin d’être lâche ou signifier une quelconque faiblesse, est incroyablement juste et forte !

En effet quand nous reprenons les écritures : il est possible de bien saisir les commandements du Christ

« Vous avez appris qu’il a été dit : œil pour œil, et dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. » (Mt 5, 38-39).

Malheureusement, cette parole de l’évangile est bien souvent mal comprise ou caricaturée. Saint Augustin qui, comme chacun, ne souhaite pas recevoir de coup, tente lui-même de s’en sortir en affirmant que le commandement serait de nature spirituelle. En réalité, le commandement, comme toujours, se comprend à la lumière de son contexte. Dans la culture juive de l’époque, pour offenser un adversaire, on le giflait en usant du revers de la main droite, la paume servant au geste de reconnaissance. Le coup ne pouvait donc être porté que sur la joue droite. Lorsque Jésus désire que l’on tende la joue gauche, il s’agit par-là, dès lors, de désarmer l’agresseur qui se retrouve dans l’impossibilité de frapper (du revers de la main). Au-delà de la finesse tacticienne qui est là aussi une manière de faire violence à la violence, il s’agit de faire voir à l’agresseur une autre « face » de la situation qu’il n’avait pas envisagée et qui mérite réflexion. Par notre posture nous pouvons éduquer nos agresseurs et les convertir à la vérité !

Jean 18 :

22 A ces mots, un des huissiers, qui se trouvait là, donna un soufflet à Jésus, en disant : Est-ce ainsi que tu réponds au grand prêtre ?

23 Jésus lui dit : Si j’ai mal parlé, fais voir ce que j’ai dit de mal ; et si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?

Le christ ne demande pas de nous résigner à la violence de manière passive, bien au contraire, celle-ci doit nous obliger à agir de manière responsable en interrogeant notre agresseur dans une véritable face à face décisif : Pourquoi me frappes-tu ?

Ainsi, nous pouvons comprendre la portée des mots du Christ à Pierre qui avait justement répondu à la violence par la violence :

10 Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du grand Prêtre, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus.

11 Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau.

Notre réponse à la violence peut être la violence mais que témoigne-t-on dans ce geste ? Notre raison supérieure ? ou une réponse instinctive ? L’amour ? ou la haine ?

Notre civilisation est la civilisation de l’amour et de la raison : ainsi nous devons témoigner dans ces temps incertain et particulièrement dangereux de notre civilité. Si nous nous résignons à la fin de notre civilisation, alors effectivement nous pouvons répondre à la violence par la violence dans une attitude totalement rétrograde. En revanche, si nous voulons pouvoir encore défendre notre civilisation, nous devons répondre à la barbarie par notre intelligence, notre foi en l’amour qui seul peut convertir les cœurs et ainsi retourner toute situation.

L’Amour dans les circonstances actuelles commande la force :

Selon la doctrine de saint Thomas, possède la vertu de force celui qui est prêt à agredi pericula, c’est-à-dire à affronter les adversités pour une juste cause, pour la vérité, pour la justice. Posséder la vertu de courage, c’est surmonter la faiblesse humaine et surtout la peur. L’homme, de par sa nature, est porté à craindre le danger, les malheurs, la souffrance.

Il faut donc demander des hommes courageux pour tous les champs de bataille à venir quel que soientt leurs nature. Parfois la peur ôte le courage civique et politique aux hommes qui vivent dans un climat de menace, d’oppression ou de persécution. Quelle n’est alors la force et la valeur de ces hommes capables de franchir la barrière de la peur pour rendre témoignage à la vérité et à la justice.

Pour atteindre une telle force, l’homme doit en quelque sorte aller au-delà de ses propres limites et se dépasser lui-même en courant le risque de l’inconnu, le risque d’être mal vu, le risque de s’exposer à des situations désagréables, de supporter les injures, les dégradations, les pertes matérielles, et même d’endurer la prison ou les persécutions. Pour atteindre une telle force, l’homme doit être soutenu par un grand amour de la vérité et du bien auquel il se consacre.

La vertu de force va de pair avec le sacrifice. Cette vertu avait déjà chez les anciens une valeur bien définie. Avec le Christ, elle a acquis une valeur évangélique, chrétienne. L’Évangile s’adresse aux faibles, aux pauvres, aux doux et aux humbles, aux artisans de paix, aux miséricordieux, et il est en même temps un incessant appel à la force. Il dit souvent : N’ayez pas peur (Mt 14,27). Il enseigne à l’homme qu’il faut savoir donner sa vie (Jn 15,13) pour une juste cause, pour la vérité, pour la justice. Nous avons besoin de force pour être des Hommes. Demandons donc le don de la force. il faut que ce don d’en-haut fasse de chacun de nous un homme fort et nous murmure au bon moment « Courage et fais face à ton agresseur » !

Face aux islamistes qui rejettent la raison et promeuvent un prosélytisme violent et sanguinaire, nous devons opposer notre capacité d’empathie humaine et de respect de la dignité de la pertsonne qui interdit toute logique sectaire et idéologue.

Il est temps d’assumer notre héritage civilisationnel, de sortir du leurre du modernisme et de l’isolement de notre subjectivisme, de renouer avec la tradition de l’humanisme chrétien, d’affronter la question divine et spirituelle afin de répondre aux questions de toujours et de provoquer l’islam et ses fous sur le seul terrain qu’ils craignent : celui de la foi et de son inculturation par la raison. À défaut, ils continueront de nous provoquer et de nous détruire sans que rien ne puisse les arrêter !

Louis BOIS

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