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Politique

Soirée témoignage de Mgr YOUSSEF THOMAS Mirkis, archevèque de KIRKOUK( IRAK)

Nous organisons en lien avec le réseau AEM cette grande soirée témoignage le 25 septembre à 20h00 au 222 rue du Faubourg St HONORE à Paris.

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Ethique et paperasserie

Sous prétexte de sécuriser au maximum les citoyens et parfois sous couvert d’impératifs éthiques, nos entreprises sont submergées par la paperasse.Comment en est-on arrivé là ? Comment retrouver le fil conducteur d’une véritable éthique au travail ? La paperasserie ? En voici divers exemples. Un chef d’entreprise français, contrôlé à 12 reprises en un an, a calculé qu’il a passé 6 mois entiers au cours de l’année à répondre aux diverses administrations : à l’inspecteur du travail, à la Direction des douanes, au contrôle de la facturation, à la police de l’air et des frontières, à l’URSSAF, au fisc. « J’ai passé six mois à ne faire que cela, à essayer sans cesse de démontrer notre bonne foi » [1]. Un menuisier-ébéniste se plaint qu’il passe trois heures par jour dans la paperasse : « il manque toujours un papier » : d’où de longues heures au téléphone, avec un machine qui vous balade de musique d’attente en musique d’attente, sans aucun interlocuteur au bout du fil. La paperasse, c’est aussi « les normes qui s’accumulent », pour chaque produit et chaque opération. « Au lieu de former les gens, on leur demande de remplir des fiches pour prouver qu’ils respectent les normes contraignantes »[2]. Une entreprise de 130 salariés est aujourd’hui, en …

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L’objection de conscience des maires et la CEDH – synthèse

Grégor Puppinck, Docteur en droit, directeur du European Centre for Law and Justice. 7 octobre 2013 Cet article, rédigé à la demande de l’Association pour la liberté de la conscience en France, présente en synthèse l’état de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme sur l’objection de conscience et la façon dont cette cour pourrait l’appliquer au cas des maires objecteurs. Une présentation plus complète a été publiée sous le titre « L’objection de conscience des maires et la CEDH » dans la Revue Lamy Droit Civil, n°108, octobre 2013, pp. 37-42, (extrait). Le Conseil constitutionnel va entendre ce 8 octobre 2013 une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) posée par le Collectif des Maires pour l’Enfance à l’appui d’une requête en annulation devant le Conseil d’Etat dirigée contre la circulaire du 13 juin 2013 du ministre de l’intérieur relative aux « conséquences du refus illégal de célébrer un mariage de la part d’un officier d’état civil ». Cette circulaire décrit les sanctions – civiles, administratives et pénales- dont devraient être punis les élus municipaux  objecteurs de conscience. Plus de 20 000 élus municipaux français, dont de nombreux maires, se sont déclarés opposés à la célébration de mariage entre personnes de même …

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Le faux problème du travail dominical

Le faux problème du travail dominical Le travail du dimanche se rappelle à nous d’une bien curieuse manière. Lors du débat lancé par Nicolas Sarkozy il y a quelques années, l’aspect confessionnel de la question avait surtout attiré l’attention des commentateurs. Il est vrai que le Jour du Seigneur ne pouvait laisser indifférent les chrétiens. Et ce d’autant moins que, de douloureuse mémoire pour eux, en 1880, la IIIème République avait supprimé l’obligation de choisir le dimanche, trop empreint de l’héritage chrétien, comme jour de repos hebdomadaire, laissant aux patrons la liberté de décider. Aujourd’hui, le dimanche apparaît comme un acquis social. Et c’est peut-être là son point faible. Les salariés en viennent à s’opposer aux syndicats. Ceux-là même qui sont sensés les défendre sont parvenus au point de rupture de l’idéologie de l’acquis social. En poussant à l’extrême la défense de ces « acquis » ils font passer la défense des salariés, donc des personnes, au second plan. Et/Là nous touchons du doigt la dichotomie essentielle entre idéologie et vérité. Tôt ou tard la première se retourne contre la seconde et l’être humain en fait les frais. L’idéologie finit toujours par mettre en place ses propres instances de défense et de …

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Réflexion autour de la question de l’Aide médicale aux étrangers…

7/10/2013 La question semble délicate. Elle est de fait en équilibre entre la nécessaire assistance, la réalité financière de celui qui assiste et l’assistanat. Moralement on ne peut laisser sans soin un pauvre (ce que peut être l’immigré qui arrive). C’est la parabole du bon Samaritain. Mais le Samaritain a les moyens financiers, semble-t-il. Cependant la veuve donne de son nécessaire et non de son superflu. Moralement et socialement, on perd toujours à se recroqueviller sur soi. Le minimum de santé doit toujours être garanti. Mais qu’il y ait une contrepartie demandée, afin de ne pas tomber dans un assistanat qui ne respecte pas un autre pan de la dignité humaine, la responsabilité, semble juste également. La question est : que demander à qui n’a rien? Cela amène une autre question, quelle est la plus-value que ces personnes dépendantes peuvent apporter au pays. Avec cette réponse,  nous les verrons moins comme une charge et nous respecterons ces deux aspects de la dignité humaine que sont la santé et la responsabilité. Cette question ne prend pas en compte leur statut d’immigré qui est une autre question, mais celui d’êtres humains actuellement en résidence sur le territoire. Peut-être cette question doit-elle être distincte …

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LES CHRETIENS DU MOYEN ORIENT DANS LA CRISE SYRIENNE

L’événement majeur de ces dernières années concernant les rives sud et Est de la Méditerranée a été le printemps arabe. Faut-il dire le ou les printemps arabes ? L’hésitation sur le singulier ou le pluriel monte la complexité des événements. On ne peut guère comparer la Tunisie ou même la Lybie à l’Egypte, au Yémen ou à la Syrie pour beaucoup des raisons. Cependant il existe, dans ces mouvements populaires qui ont commencé en janvier 2011, quelques points communs. Ainsi, la Tunisie, la Lybie et l’Egypte étaient, chacune, soumises à la dictature d’un seul homme. Un homme seul, même s’il avait jadis été propulsé au pouvoir par l’Armée ou un mouvement de foule, face à une population frustrée de bien des manières mais la plus évidente est celle-ci : la confiscation de la richesse nationale au profit de la clientèle du régime. L’autre point commun est le suivant : aucun mouvement politique ou contestataire, quelle que soit sa spontanéité, ne peut durer à moins d’être récupéré par un parti qui a eu le courage de s’opposer à la dictature en dépit de l’interdiction d’exister. Un tel parti plus ou moins clandestin a forcément des positions radicales, probablement inspirées par des sectes fondamentalistes de l’islam …

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La question syrienne, symptôme du désarroi de la diplomatie française

  La crise internationale déclenchée par l’utilisation de gaz chimiques dans la banlieue de Damas le 21 août dernier aura connu deux tournants majeurs, le refus de la chambre des communes d’une intervention armée du Royaume-Uni en Syrie et la proposition russe de placer le potentiel chimique syrien sous contrôle international pour le détruire. Dans les deux cas, malgré les positions de circonstance, l’isolement diplomatique de Paris a été patent. Placée d’abord dans la position inhabituelle d’être le seul véritable allié de Washington, la France a ensuite été abandonnée par celui qu’elle soutenait, une première fois lorsque le président Obama a décidé de consulter le Congrès, une deuxième fois lorsque les Etats-Unis ont saisi au vol la proposition russe. Malgré son opinion publique majoritairement défavorable à un engagement militaire, malgré la tiédeur des autres dirigeants européens, malgré la tradition française de rechercher une politique de l’équilibre comme cela avait été le cas avec le refus d’intervenir en Iraq, le Quai d’Orsay s’est lancé à corps perdu dans le soutien à la politique la plus intransigeante. Rien, tout à coup, n’a semblé plus urgent que de bombarder la Syrie. Les objectifs restaient imprécis, tant sur le plan politique que militaire ; une …

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Que penser du mariage homosexuel ?

  Télécharger le dossier de l’IEPM    mariage homosexuel – IEPM   Note sur l’étude d’impact  Note sur l-etude dimpact2   Dossier de presse Dossier de presse mariage pour tous

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Arrêtons le massacre, sauvons la démocratie.

Quatre-vingt dix sept, ils étaient quatre-vingt dix sept sur cinq cent soixante-dix-sept députés à rejeter l’article 1 du projet de loi sur le mariage. Mais où étaient les autres ? Où étaient les deux cent trente quatre députés de l’opposition ? Sont-ils favorables au texte sans oser le dire ? Ont-ils préféré rester chez eux, estimant que le combat était déjà perdu et, qu’après tout, une loi n’était qu’une loi. Cette faible participation au vote, déplorée par Hervé Mariton, député de la Drôme, illustre une nouvelle fois combien les députés eux-mêmes mésestiment leur rôle. Ils sont les représentants de la Nation ; chacun d’entre eux représente la Nation toute entière. Ils ne sont pas des techniciens qui ajustent des textes toujours plus précis pour les faire s’approcher d’une réalité toujours plus fugitive. Ils ne sont pas non plus des fonctionnaires relevant de partis politiques qui leur imposeraient devoir de réserve et orientations de conduite. Le groupe socialiste, en revendiquant la discipline de vote comme sa méthode de travail, montre qu’il n’a jamais accepté la Cinquième République. La grandeur de notre constitution est d’avoir rompu avec la logique des partis qui, à plusieurs reprises, nous a conduits au fond du gouffre. Leur seul objet est …

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Syrie : Les conditions d’une guerre juste en Syrie ne sont pas réunies

  L’Institut éthique et politique Montalembert se prononce contre l’envoi de l’armée française en Syrie pour de multiples raisons. En premier lieu, l’information concernant la réalité du conflit n’est pas suffisante, en l’absence des conclusions des inspecteurs de l’ONU. Il semble en outre que depuis plusieurs mois des armes chimiques aient été utilisés par les deux camps. Ce seul doute réduit l’argumentation du président Hollande en faveur d’une intervention militaire de la France. Par ailleurs, de nombreuses sources contredisent la pensée généralement répandue dans nos medias et relayée par le Quai d’Orsay sur la légitimité du combat mené par les rebelles, leur soutien et en miroir sur les atrocités en sens unique commises par le gouvernement syrien. En outre, l’exemple des printemps arabes qui déchantent nous invitent à la plus grande prudence vis-à-vis du chaos qui pourrait suivre l’élimination du régime en place et de la récupération islamiste latente. L’Institut éthique et politique Montalembert se pose la question des raisons fondamentales de l’intervention française. Depuis plusieurs mois il semble qu’il y ait un décalage important entre les affirmations du Quai d’Orsay et la réalité syrienne. Pourquoi donner tant de légitimité au combat mené par les rebelles, alors même que leur …

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