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Politique

L’État est-il à bout de souffle?

L’État moderne a comme caractéristique la souveraineté et la puissance, en récupérant de ce fait, et particulièrement en France, une part de la sacralité qui était celle du pouvoir royal. La synthèse de ces éléments donnait cette idée qu’est l’État, ainsi que le théorisait très justement Georges Burdeau. Une Idée au sens hégélien, c’est-à-dire un esprit vivant, une substance éthique, la forme par laquelle le groupe s’unifie sous une loi commune. Or, tous ces éléments se dissolvent sous nos yeux. Par Guilhem GOLFIN, publié dans le FIGAROVOX Docteur en philosophie, Guilhem Golfin est cofondateur du jeune Collège Saint-Germain, organisation pour l’étude de la philosophie chrétienne, et membre de l’Institut d’éthique et politique Montalembert. Il a publié Souveraineté et désordre politique (éd. du Cerf, 2017) Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

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Albert CAMUS : Le Vrai Humanisme

Un Homme révolté contre toute forme d’idéologie Il y a soixante ans disparaissait l’UN DES PLUS GRANDS ÉCRIVAINS français du vingtième siècle, mis au ban par les intellectuels de son temps (à commencer par son « ami » Sartre) parce qu’il avait refusé toute idéologie. Ses œuvres témoignent d’une « ouverture indomptable » à toute la réalité, ainsi que d’une lutte passionnée pour ne rien censurer chez l’homme. À commencer par son besoin d’être pardonné. Dans le siècle le plus nihiliste et tragique de toute l’histoire, Camus représente l’un des artistes qui se sont le plus fièrement opposés à cette évolution, non pas au nom d’une religion, mais au nom de l’expérience humaine, ce que nous appellerions – sans aucune crainte de forcer la réalité – l’expérience élémentaire. Un homme n’est pas pleinement homme s’il ne s’ouvre pas à la réalité tout entière, totale. C’est notre véritable vocation, la vraie nature de la raison : Un artiste (autrement dit un homme) qui ne peut s’ouvrir à la réalité entière est comme mutilé. En un siècle dans lequel la raison a été utilisée pour compter, diviser, regrouper, calculer, mesurer, un siècle où la raison a été l’instrument abstrait d’une informatisation et …

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Rencontre du Cercle Montalembert 14 Novembre : Christophe BILLAN

L’Institut Ethique et Politique MONTALEMBERT a lancé un nouveau cycle de rencontres intitulé : Comment envisager la refondation politique ? Ces rencontres ont pour objectif de s’interroger sur l’alternative politique  qui pourrait naître après l’effondrement des partis de gouvernement traditionnels et l’impasse que constitue à la fois le projet dit « progressiste » et la réaction dite « populiste ».   Nous vous proposons une rencontre avec Christophe BILLAN qui vient justement de sortir un livre très utile pour notre travail de réflexion. Dans cet ouvrage intitulé : L’Honneur perdu de la droite , Christophe BILLAN partage, dans une troisième partie déterminante,  sa conviction sur ce qui pourrait porter une refondation politique. P100 :  » Nous voulons tous nous convaincre de notre modernité mais en réalité chacun reste subjugué par les vielles idéologies du XIXe siècle. L’utilitarisme de John Stuart Mills et le positivisme d’Auguste COMTE ont prôné l’administration scientifique des choses et la dilution de la connaissance dans la pratique exclusive des méthodes rationnelles et expérimentales. Ce matérialisme réducteur, érigé en absolu indépassable, a engendré les totalitarismes marxiste et fasciste. Il justifie aujourd’hui une énième déclinaison tragique : l’ordre marchand « . Nous vous attendons très nombreux pour cette rencontre sous forme de conférence …

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A la recherche d’un nouveau souffle ! Intervention d’Olivier ROY**

Dans la première décennie des années 2000, les politiciens catholiques français ont abandonné une vision globale du « bien » pour se concentrer sur un aspect spécifique, qui est absolutisé. Le risque de réduire le Christianisme au folklore En France, de la Libération aux années 2010, le vote des catholiques pratiquants a été stable : ils votaient majoritairement droite conservatrice et centre droit mais étaient sous-représentés dans le vote extrême droite. L’épiscopat appelait à voter en prenant en compte une vision globale du « bien » mais en laissant à chacun le soin de hiérarchiser les différents « biens » (ce qui était la vision de la démocratie chrétienne, même si cette dernière n’a jamais pris en France comme parti politique). Tout change autour de 2010. Le tabou contre le vote pour le Front national tombe, un petit groupe de catholiques militants poussent, en 2007, le président Sarkozy à défendre une vision plus chrétienne de la France et de la société, mais surtout la Manif pour Tous (2012) entraîne l’apparition d’un « parti catholique » qui milite pour la défense des principes non négociables sur la famille, la procréation et la transmission (on sort du thème de la vision globale du « bien » pour s’attacher à un aspect …

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Lettre Politique N°6 : Réflexion sur les migrations / Juillet 2019

La lettre politique n°6 de l’institut éthique et politique Montalembert vous propose une hypothèse de lecture des propos du pape François sur les migrations visant à dissiper d’apparentes contradictions. En page centrale, la suite de l’appel à l’unité porte sur les valeurs qui nous semblent pouvoir rétablir l’unité de la France, en faisant le lien entre l’héritage de l’histoire et les initiatives de notre temps. Un résumé du livre du père Joël Guibert L’Heure est venue, et des brèves sur la loi Blanquer et la possibilité d’une démocratie sans partie complètent ce numéro. Pour lire la lettre, Cliquez sur ce lien : Lettre-politique-6 N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques ! Secrétariat IEPM

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Lettre ouverte au Président à propos de la restauration de Notre-Dame

Monsieur le Président, Il y a 170 ans, la cathédrale Notre-Dame menaçait ruines. En juillet 1845, Charles de Montalembert fait voter la loi qui ouvre un crédit exceptionnel de 2 650 000 francs « affectés au travaux de restauration de la cathédrale de Paris ». Cette loi est l’aboutissement d’une prise de conscience nationale qui prend son envol grâce à la publication en 1831 du roman *Notre-Dame de Paris* de Victor Hugo, ami de Montalembert. Le projet de restauration est engagé d’après un rapport de 1843, minutieusement établi par les architectes Lassus et Viollet-le-Duc en concertation avec les historiens spécialistes du Moyen-âge d’alors et fondé sur l’étude approfondie des archives. C’est donc sous l’égide de ces trois personnalités Hugo, Montalembert et Viollet-le-Duc, pères de la sauvegarde de Notre-Dame au 19eme siècle, que nous publions cette tribune/lettre. Lundi 15 avril, devant Notre-Dame en flamme, le monde entier a témoigné au peuple français de son attachement à ce symbole de notre Nation, patrimoine mondial et haut-lieu de la Chrétienté. Ce soir-là, vos propos se sont inscrits dans la dynamique formidable et l’unité d’une mobilisation sans précédent. Si votre engagement a rassuré, depuis votre précipitation divise. Comment justifier un programme de restauration limité à …

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Lettre Politique IEPM N°5 : Unité de la France, Liberté, Leadership vertueux

Au sommaire de la lettre politique de ce début d’année: – Comprendre les gilets jaunes pour améliorer la protection des droits de l’homme en France, – Les 7 piliers de l’Europe selon les Républicains – La réponse aux gilets jaunes inquiète en Allemagne – Appel à l’unité pour la France (2): La politique en vérité – Donner un cap à une France troublée: commentaire du dernier ouvrage du général Pierre de Villiers. Bonne lecture et n’hesitez pas a nous envoyer vos remarques et propositions d’articles ! Cliquez sur le lien suivant pour télécharger la Lettre : Lettre-politique_IEPM_5

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Bien Commun et Politique

Introduction :  » En démocratie plus que dans tout autre régime, le politique devrait être le lieu où les relations entre l’individuel et le collectif sont régulées. Or force est de constater que les démocraties ne parviennent pas à résoudre de façon entièrement satisfaisante la question du rapport de l’individuel avec le collectif. Elles donnent, par construction, la priorité à l’intérêt collectif tel qu’il est supposé être exprimé par la majorité, et ceci bien souvent aux dépens de l’intérêt particulier. » Antonin PUJOS Pour lire le document dans son entier, cliquer sur l’image ci-après :  

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