Accueil » Billets » Billets d'humeur » Une information libérée pour un vote en conscience !

Une information libérée pour un vote en conscience !

Exercer un regard critique sur l’information pour un vote en conscience

Voter en conscience suppose de former sa conscience. Dans notre société relativiste toujours plus exposée à la surinformation médiatique, il est aujourd’hui bien difficile pour une personne honnête de se forger une idée juste et vraie de ce que propose chacun des candidats à l’élection présidentielle.

La presse peine à donner une information impartiale et les partisans de chaque camp jouent sur sa subjectivité.  Ainsi, comme si c’était la loi du genre, les journalistes des grands quotidiens et des chaines d’information, relatant les débats du 20 mars et du 4 avril dernier, ne semblent pas avoir assisté au mêmes échanges que les spectateurs, tant leurs analyses diffèrent de la perception des citoyens. La presse, média engagé par nature et par vocation, ne retransmet plus les faits sans les passer par le prisme de sa propre ligne éditoriale, elle-même politique.

La traditionnelle distinction entre les faits et leur analyse (comme la pratique la presse anglo-saxonne) se confond en France en une seule restitution médiatique dans laquelle il est parfois difficile, pour le commun des mortels, de faire la part des choses. Ainsi l’analyse des débats par la presse britannique peut être utile justement pour exercer un jugement plus sûr.

Mais il faut également s’interroger sur les sensibilités politiques des journalistes au sein de la presse écrite, de la radio, de la télévision… Le seul sondage jamais réalisé sur le sujet montre en effet qu’en 2001 les 30 000 journalistes détenteurs d’une carte de presse en France sont, pour une écrasante majorité, de gauche : seuls 6 % se déclarent de droite. Les rapports n’ont pas vraiment changé. Dans ces conditions, comment peut-on continuer de croire à une information politique loyale ? La règle du respect des temps de parole, imposée par le CSA, ne peut en effet contenir l’impression dominante d’un traitement politique inégal et finalement idéologique des propositions des candidats.

Au siècle de la communication, la désinformation est, de fait, une tendance en nette augmentation. Si les lecteurs et les auditeurs ne sont pas dupes, ils sont souvent désarmés pour parvenir à lire au-delà des articles ou des reportages la véritable substance de l’information.

Dans le débat démocratique de la Présidentielle qui a bien du mal à s’installer, L’institut Ethique et politique Montalembert, invite donc les électeurs à aller à la source de l’information, afin de prendre avec mesure et recul les articles et reportages de la presse traditionnelle.  Via internet et les nombreux blogs politiques, il est aisé de comparer les programmes ou écouter les discours de campagne, pour se forger sa propre opinion. Ainsi l’électeur pourra constituer une base d’informations épurée de toute récupération idéologique, préalable indispensable à un choix juste.

C’est alors et alors seulement qu’en analysant ces informations, à la lumière de nos valeurs, chacun pourra voter en conscience et en vérité.

Ludovic TROLLE, Président de l’IEPM

L’Institut Ethique et Politique Montalembert, est un groupe de réflexion d’inspiration chrétienne né à la suite de la conférence de carême du cardinal-archevêque de Milan, Angelo Scola, prononcée à Notre-Dame de Paris le 26 février 2012.

 Cette conférence, intitulée « Ethique chrétienne et vie en société », invitait en effet les chrétiens français à participer plus largement au débat politique en prévision des prochaines échéances électorales.

 Ainsi l’IEPM propose à des intellectuels et responsables chrétiens engagés dans la Cité de remédier à l’absence de visibilité des chrétiens auprès des décideurs publics, et promeut un christianisme profondément humaniste, défenseur des libertés et de la dignité de la personne humaine.

Ludovic TROLLE

Contacts E-mail : Institut. [email protected]

Check Also

Lettre Politique N°1 : Manifeste pour un conservatisme social

Le conservatisme en politique, c’est croire que le politique n’a pas pour vocation de changer …