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Lettre Politique N°1 : Manifeste pour un conservatisme social

Le conservatisme en politique, c’est croire que le politique n’a pas pour vocation de changer les hommes mais de créer les conditions pour que chacun puisse davantage se réaliser et se libérer dans ses communautés d’appartenance. Croire : un conservateur ne prétend pas détenir la vérité. Il reproche aux progressistes de prétendre transformer la réalité en fonction de leur idéal ou de leur idéologie alors que les connaissances humaines sont trop limitées pour justifier de telles prétentions. Le conservatisme applique une sorte de principe de précaution humain : il s’appuie sur ce qui fonctionne, dans l’économie, dans les institutions, dans la science, pour progresser pas à pas. Le conservatisme n’accepte pas que la société soit un champ d’expérimentation grandeur nature. Le conservateur croit que chaque homme a en lui-même les ressources pour s’accomplir, améliorer sa situation et celle de ses proches. Cette foi en l’homme a été caricaturée dans les propos imputés au grand président américain conservateur Ronald Reagan : voyant un clochard il aurait refusé de lui faire l’aumône indiquant que si ce clochard le voulait vraiment il avait en lui-même la force de se sortir de la rue. Le conservatisme européen doit-il aller jusque-là ? Cela paraît contradictoire avec la tradition catholique, …

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Lettre écologique N°3 : Repousser ses « limites », ou assumer sa « vulnérabilité » ?

Le thème des « limites » est abondamment repris dans les milieux sensibles à l’écologie. Or, le conseil pontifical « Cor unum » dit à propos de la Faim dans le Monde que « l’amour qui vient demeurer dans le cœur de l’homme, lui permet de dépasser ses limites et d’agir dans le monde en créant des structures du bien commun ». Ne serait-ce donc pas nos vulnérabilités qu’il faudrait assumer plutôt que des limites que « Cor unum » nous appelle à dépasser? Pour vous abonner : Adhésion 50 euros à envoyer IEPM, 54 rue Perronet 92200 Neuilly Sur Seine Bonne Lecture Le groupe de travail Ecologie de l’IEPM  

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Dans l’attente, apprendre à combattre la dictature du relativisme

Bertrand VERGELY nous apporte, dans ce magnifique texte, un éclairage sur le mensonge et la tyrannie du relativisme. Le relativisme vient du terme relation et signifie le fait pour la pensée de relier une réalité posée comme absolue à un contexte matériel et historique afin de montrer que celle-ci n’a rien d’absolu. Pour ses défenseurs, le relativisme est un progrès majeur, l’absolu étant synonyme de fanatisme et donc de violence et de folie. Avant de voir si c’est le cas, voyons ce qui se passe derrière le relativisme. Retour sur la notion d’absolu. L’absolu désigne ce qui est sans lien avec quoi que ce soit d’autre que lui-même. Les Anciens disaient « ce qui se soutient par soi ». D’où une coupure radicale entre l’absolu et le reste. Il est à la mode de critiquer l’absolu en voyant là une figure du fanatisme et de la violence. Il s’agit là d’une erreur. Consultons notre expérience. Tout ce qui est grand est absolu. Ainsi prenons le vrai, le bien et le beau. Rien n’est vrai, bien ou beau parce que cela est relativement vrai, bien ou beau. Tout est vrai, bien ou beau parce que cela est absolument vrai, bien ou …

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Lettre écologique N° 2 : Entrer en révolte pour le Bien Commun, signification écologique

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Lettre DSE N° 5 – L’engagement Chrétien en Politique : l’unité de la société

En ce mois de mai marqué par la passation de pouvoir au sommet de l’Etat français, l’Institut éthique et politique Montalembert vous propose le texte de l’audience générale du pape Benoit XVI, consacrée à Sainte Jeanne d’Arc le 26 janvier 2011. Jeanne, patronne secondaire de la France, est fêtée par l’Eglise le 30 mai, la fête du 8 mai commémorant la prise d’Orléans. Dans cette catéchèse, Benoît XVI fait un rapprochement entre Jeanne et Sainte Catherine de Sienne, patronne de l’Italie et de l’Europe, toutes deux vierges consacrées engagées au service du bien commun. En donnant en exemple d’engagement politique l’œuvre de libération de Jeanne et de Catherine, le pape invite les chrétiens à fonder leur action dans le Christ pour pouvoir, dans les situations auxquelles chacun est confronté, faire les choix lui permettant de contribuer selon ses talents personnels au bien commun. Cette invitation nous paraît particulièrement pertinente en cette période de discernement en vue des élections législatives des 11 et 18 juin qui auront une importance décisive pour l’avenir de notre pays. La doctrine sociale de l’église n’oppose pas le bien commun et le bien personnel comme certains philosophes des Lumières opposent l’intérêt individuel et l’intérêt général. Au …

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Diner du cercle Montalembert le 12 juin : Christophe BILLAN, Président de Sens Commun

Très chers amis, Dans le cadre des rencontres du cercle Montalembert, l’ Institut Ethique et Politique Montalembert (IEPM) vous propose un nouveau dîner. Nous recevrons Christophe BILLAN ( Président de Sens Commun) et Adrian PABST ( Théologien et politologue allemand, installé au Royaume Uni), le 12 juin prochain. Thème : Quelle refondation politique faut-il attendre ? Nous reviendrons avec nos deux invités sur l’élection présidentielle française 2017, ceci pour croiser leurs analyses. L’analyse d’un acteur privilégié et majeur de la campagne qui sera complétéé par celle d’un intellectuel très attentif à la question politque en Europe. Nous serons également le lendemain du premier tour des élections législatives ce qui devrait aussi nous amener à réflechir à la situation politique du moment. Christophe BILLAN : ​ Marié, père de famille, Christophe Billan a débuté sa carrière professionnelle au Ministère de la Défense où il a exercé pendant 22 ans comme officier . Il est aujourd’hui cadre dans une société qui gère le risque des entreprises et des organisations engagées à l’international dans le domaine médical. Il est Président de Sens Commun depuis juin 2016.       Adrian PABST : ​     Adrian Pabst est professeur à l’université du Kent …

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La Révolte pour le Bien Commun

Notre révolte, aujourd’hui.   « Le jour où le crime se pare des dépouilles de l’innocence, par un curieux renversement qui est propre à notre temps, c’est l’innocence qui est sommée de fournir des justifications. », écrivait Albert Camus au début de « L’Homme révolté », essai préparé à partir de la fin de la deuxième guerre mondiale et achevé en 1951. Le sentiment qui nous anime devant les circonstances actuelles peuvent être rapprochées de cette époque. Là où les guerres et les révolutions meurtrières nourrissaient le sentiment de l’absurde, nous avons aujourd’hui le sentiment que les prodigieuses réussites techniques de notre époque ne résolvent pas les difficultés de l’humanité. Camus invite à la prudence face au sentiment de l’absurde : ce sentiment rend possible le meurtre. Mais pour lui en le poussant à son terme, le raisonnement absurde « admet la vie comme le seul bien nécessaire puisqu’elle permet cette confrontation » avec l’absurde. Il est utile de se rappeler cette époque de la libération marquée par la prise de conscience d’une violence insigne. Bien plus que par les guerres, le monde aurait alors pu disparaître par le désespoir devant ce que de nombreux hommes avaient fait ou accepté. Camus distingue l’absurde, sentiment de ma culpabilité, …

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Lettre ecologique N°1 de l’IEPM

Cliquez ci dessous pour lire toute la lettre : Lettre écologique de l’Institut Ethique et Politique Montalembert n°1

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Une information libérée pour un vote en conscience !

Exercer un regard critique sur l’information pour un vote en conscience Voter en conscience suppose de former sa conscience. Dans notre société relativiste toujours plus exposée à la surinformation médiatique, il est aujourd’hui bien difficile pour une personne honnête de se forger une idée juste et vraie de ce que propose chacun des candidats à l’élection présidentielle. La presse peine à donner une information impartiale et les partisans de chaque camp jouent sur sa subjectivité.  Ainsi, comme si c’était la loi du genre, les journalistes des grands quotidiens et des chaines d’information, relatant les débats du 20 mars et du 4 avril dernier, ne semblent pas avoir assisté au mêmes échanges que les spectateurs, tant leurs analyses diffèrent de la perception des citoyens. La presse, média engagé par nature et par vocation, ne retransmet plus les faits sans les passer par le prisme de sa propre ligne éditoriale, elle-même politique. La traditionnelle distinction entre les faits et leur analyse (comme la pratique la presse anglo-saxonne) se confond en France en une seule restitution médiatique dans laquelle il est parfois difficile, pour le commun des mortels, de faire la part des choses. Ainsi l’analyse des débats par la presse britannique peut …

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Traité de Résistance pour le Monde qui vient par Bertrand VERGELY

En 1978, Vaclav Havel publie un texte retentissant, Le Pouvoir des sans-pouvoirs, annonçant la fin du communisme et l’avènement d’un post-totalitarisme mêlant consommation et idéologie. Ce présage n’est-il pas aujourd’hui ce que la bien-pensance ambiante veut nous imposer à travers des projets comme « la réussite pour tous » ou bien encore « le mariage pour tous » ? Un mélange de socialisme et de libéralisme qui paralyse les consciences en étouffant la pensée ? C’est le constat effectué par Bertrand Vergely qui nous invite à la résistance face à cette montée post-totalitaire dans notre société contemporaine. Le philosophe propose une réflexion stimulante articulée autour de trois questions fondamentales : – Qu’avons-nous fait de l’amour ? – Que faisons-nous de la société, sur quoi repose notre pacte social aujourd’hui ? – Quelle est notre conception de l’Homme ?   Bertrand Vergely appelle à un sursaut des consciences pour rebâtir notre société sur un socle de vérité, la seule voie envisageable pour vivre ensemble.                                                                           …

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