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Lettre Politique N°3 : Qu’est ce que l’Idéologie (3)

Manifeste pour la Liberté  La lettre politique 3 poursuit la réflexion sur l’idéologie à partir du Pouvoir des sans pouvoir de Vaclav Havel. Également proposés : Un texte de Pie XII sur la préférence pour les pauvres, un commentaire du Manifeste pour la liberté scolaire de Jean Baptiste Noé. Cliquez sur le lien suivant pour prendre connaissance de la Lettre : La-lettre-politique3

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Lettre DSE n°8 : Organisations professionnelles, liberté et bien commun (suite)

La huitième lettre de doctrine sociale de l’Eglise de l’Institut éthique et politique Montalembert vous propose de poursuivre la lecture des extraits de l’ouvrage d’Achille Dauphin-Meunier « La société industrielle contemporaine et les enseignements pontificaux », Nouvelles éditions latines, 1972. A cette époque membre de l’Académie d’agriculture, doyen de la faculté autonome d’économie et de droit de Paris, vice-président de la société française de géographie économique, Achille Dauphin-Meunier analyse les motifs pour lesquels la doctrine sociale de l’Eglise affirme le rôle des organisations professionnelles dans la recherche du bien commun. L’extrait précédent expliquait pourquoi l’organisation des filières professionnelles tournées vers le bien commun est nécessaire pour conforter la dignité et la liberté des acteurs économiques et dynamiser le progrès technique au service de la société. Le présent extrait rappelle les orientations données par l’Eglise sur le rôle des organisations professionnelles. Jean-Paul Valuet Lien pour le téléchargement : DSE-8 (1) Bonne lecture !

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Lettre Politique N°2 : Qu’est ce que l’Idéologie

Qu’est-ce que l’idéologie ?  Dans son essai Le pouvoir des sans pouvoir, Vaclav Havel définit ainsi l’idéologie : « … chacun est en même temps plus ou moins prêt à se résigner à la « vie dans le mensonge », chacun succombe d’une manière ou d’une autre à une réification profane et à la docilité ; en chacun il y a une tendance à se dissoudre dans la masse anonyme et à suivre tranquillement avec elle le courant de la pseudo-vie. Il ne s’agit plus ici depuis longtemps du conflit de deux identités. Il s’agit de quelque chose de pire : de la crise de I’identité elle-même. » Léger MOISSAC Voici le lien pour lire la lettre dans sa totalité : La lettre politique2

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Révolte pour le Bien Commun : Constituer une communauté nouvelle

La POLIS parallèle Pour se mettre dans cet état d’esprit, nous trouvons un excellent modèle dans l’expérience des dissidents au régime communiste tchèque. Le dramaturge et prisonnier politique Václav Havel et ses proches on écrit, sous des degrés d’oppression et de persécution inimaginables pour nous, des essais qui offrent une saisissante vision de ce qu’est la politique chrétienne dans un monde où ses tenants sont une minorité impuissante et méprisée. Havel, mort en 2011, professait une « politique antipolitique », dont l’essence était de « vivre en vérité ». Il le développa fameusement dans un long essai écrit en 1978, le Pouvoir des sans pouvoir, qui électrisa, à sa publication, les mouvements de résistance en Europe de l’Est. C’est un livre remarquable, que tous les chrétiens orthodoxes occidentaux devraient lire et méditer. Prenons l’exemple, écrit Havel, d’un marchand de primeurs vivant sous un régime communiste, qui mettrait sur sa devanture une pancarte clamant : « Travailleurs de tous les pays, unissez-vous ! » II ne le fait pas nécessairement parce qu’il y croit ; tout ce qu’il souhaite, c’est ne pas avoir d’ennuis. Et s’il n’y croit pas vraiment, il s empêche de ressentir l’humiliation d’une telle coercition en se …

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Lettre Politique N°1 : Manifeste pour un conservatisme social

Le conservatisme en politique, c’est croire que le politique n’a pas pour vocation de changer les hommes mais de créer les conditions pour que chacun puisse davantage se réaliser et se libérer dans ses communautés d’appartenance. Croire : un conservateur ne prétend pas détenir la vérité. Il reproche aux progressistes de prétendre transformer la réalité en fonction de leur idéal ou de leur idéologie alors que les connaissances humaines sont trop limitées pour justifier de telles prétentions. Le conservatisme applique une sorte de principe de précaution humain : il s’appuie sur ce qui fonctionne, dans l’économie, dans les institutions, dans la science, pour progresser pas à pas. Le conservatisme n’accepte pas que la société soit un champ d’expérimentation grandeur nature. Le conservateur croit que chaque homme a en lui-même les ressources pour s’accomplir, améliorer sa situation et celle de ses proches. Cette foi en l’homme a été caricaturée dans les propos imputés au grand président américain conservateur Ronald Reagan : voyant un clochard il aurait refusé de lui faire l’aumône indiquant que si ce clochard le voulait vraiment il avait en lui-même la force de se sortir de la rue. Le conservatisme européen doit-il aller jusque-là ? Cela paraît contradictoire avec la tradition catholique, …

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Lettre écologique N°3 : Repousser ses « limites », ou assumer sa « vulnérabilité » ?

Le thème des « limites » est abondamment repris dans les milieux sensibles à l’écologie. Or, le conseil pontifical « Cor unum » dit à propos de la Faim dans le Monde que « l’amour qui vient demeurer dans le cœur de l’homme, lui permet de dépasser ses limites et d’agir dans le monde en créant des structures du bien commun ». Ne serait-ce donc pas nos vulnérabilités qu’il faudrait assumer plutôt que des limites que « Cor unum » nous appelle à dépasser? Pour vous abonner : Adhésion 50 euros à envoyer IEPM, 54 rue Perronet 92200 Neuilly Sur Seine Bonne Lecture Le groupe de travail Ecologie de l’IEPM  

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Dans l’attente, apprendre à combattre la dictature du relativisme

Bertrand VERGELY nous apporte, dans ce magnifique texte, un éclairage sur le mensonge et la tyrannie du relativisme. Le relativisme vient du terme relation et signifie le fait pour la pensée de relier une réalité posée comme absolue à un contexte matériel et historique afin de montrer que celle-ci n’a rien d’absolu. Pour ses défenseurs, le relativisme est un progrès majeur, l’absolu étant synonyme de fanatisme et donc de violence et de folie. Avant de voir si c’est le cas, voyons ce qui se passe derrière le relativisme. Retour sur la notion d’absolu. L’absolu désigne ce qui est sans lien avec quoi que ce soit d’autre que lui-même. Les Anciens disaient « ce qui se soutient par soi ». D’où une coupure radicale entre l’absolu et le reste. Il est à la mode de critiquer l’absolu en voyant là une figure du fanatisme et de la violence. Il s’agit là d’une erreur. Consultons notre expérience. Tout ce qui est grand est absolu. Ainsi prenons le vrai, le bien et le beau. Rien n’est vrai, bien ou beau parce que cela est relativement vrai, bien ou beau. Tout est vrai, bien ou beau parce que cela est absolument vrai, bien ou …

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Lettre DSE N° 5 – L’engagement Chrétien en Politique : l’unité de la société

En ce mois de mai marqué par la passation de pouvoir au sommet de l’Etat français, l’Institut éthique et politique Montalembert vous propose le texte de l’audience générale du pape Benoit XVI, consacrée à Sainte Jeanne d’Arc le 26 janvier 2011. Jeanne, patronne secondaire de la France, est fêtée par l’Eglise le 30 mai, la fête du 8 mai commémorant la prise d’Orléans. Dans cette catéchèse, Benoît XVI fait un rapprochement entre Jeanne et Sainte Catherine de Sienne, patronne de l’Italie et de l’Europe, toutes deux vierges consacrées engagées au service du bien commun. En donnant en exemple d’engagement politique l’œuvre de libération de Jeanne et de Catherine, le pape invite les chrétiens à fonder leur action dans le Christ pour pouvoir, dans les situations auxquelles chacun est confronté, faire les choix lui permettant de contribuer selon ses talents personnels au bien commun. Cette invitation nous paraît particulièrement pertinente en cette période de discernement en vue des élections législatives des 11 et 18 juin qui auront une importance décisive pour l’avenir de notre pays. La doctrine sociale de l’église n’oppose pas le bien commun et le bien personnel comme certains philosophes des Lumières opposent l’intérêt individuel et l’intérêt général. Au …

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Diner du cercle Montalembert le 12 juin : Christophe BILLAN, Président de Sens Commun

Très chers amis, Dans le cadre des rencontres du cercle Montalembert, l’ Institut Ethique et Politique Montalembert (IEPM) vous propose un nouveau dîner. Nous recevrons Christophe BILLAN ( Président de Sens Commun) et Adrian PABST ( Théologien et politologue allemand, installé au Royaume Uni), le 12 juin prochain. Thème : Quelle refondation politique faut-il attendre ? Nous reviendrons avec nos deux invités sur l’élection présidentielle française 2017, ceci pour croiser leurs analyses. L’analyse d’un acteur privilégié et majeur de la campagne qui sera complétéé par celle d’un intellectuel très attentif à la question politque en Europe. Nous serons également le lendemain du premier tour des élections législatives ce qui devrait aussi nous amener à réflechir à la situation politique du moment. Christophe BILLAN : ​ Marié, père de famille, Christophe Billan a débuté sa carrière professionnelle au Ministère de la Défense où il a exercé pendant 22 ans comme officier . Il est aujourd’hui cadre dans une société qui gère le risque des entreprises et des organisations engagées à l’international dans le domaine médical. Il est Président de Sens Commun depuis juin 2016.       Adrian PABST : ​     Adrian Pabst est professeur à l’université du Kent …

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La Révolte pour le Bien Commun

Notre révolte, aujourd’hui.   « Le jour où le crime se pare des dépouilles de l’innocence, par un curieux renversement qui est propre à notre temps, c’est l’innocence qui est sommée de fournir des justifications. », écrivait Albert Camus au début de « L’Homme révolté », essai préparé à partir de la fin de la deuxième guerre mondiale et achevé en 1951. Le sentiment qui nous anime devant les circonstances actuelles peuvent être rapprochées de cette époque. Là où les guerres et les révolutions meurtrières nourrissaient le sentiment de l’absurde, nous avons aujourd’hui le sentiment que les prodigieuses réussites techniques de notre époque ne résolvent pas les difficultés de l’humanité. Camus invite à la prudence face au sentiment de l’absurde : ce sentiment rend possible le meurtre. Mais pour lui en le poussant à son terme, le raisonnement absurde « admet la vie comme le seul bien nécessaire puisqu’elle permet cette confrontation » avec l’absurde. Il est utile de se rappeler cette époque de la libération marquée par la prise de conscience d’une violence insigne. Bien plus que par les guerres, le monde aurait alors pu disparaître par le désespoir devant ce que de nombreux hommes avaient fait ou accepté. Camus distingue l’absurde, sentiment de ma culpabilité, …

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