ARTICLES RECENTS

Dans l’attente, acquérir la dignité de l’être

Ceux qui réfléchissent un tant soit peu s’accordent sur le fait que le monde, notre monde à nous, c’est-à-dire l’Occident, est au plus mal et que les crises qui le secouent ne cessent de se multiplier tout en s’aggravant. Les attaques terroristes régulières viennent seulement s’y ajouter. Une sourde angoisse nous étreint ; On voudrait bien qu’une nouvelle révolution soit en marche, mais il ne se passe rien, sinon le morne défilement de jours gris tendant à s’assombrir. Sommes-nous donc désormais totalement abandonnés par les dieux ? Chaque jour qui passe nous révèle de nouveaux scandales, de nouvelles déchéances, nous rapprochant d’une horreur dont nous commençons plus ou moins consciemment à distinguer les contours. Cette marche vers la catastrophe est-elle due à la fatalité d’un destin morbide ? N’y-a-t-il donc rien à faire pour conjurer le sort funeste qui nous attend ? Dans les contingences actuelles, Il n’y a pas de solution, aucune alternative ; nous aurons bientôt droit à la fin des temps… ? L’Alternative spirituelle A moins que… A moins que nous n’acceptions de nous remettre véritablement en question. avec la volonté de laisser de côté nos grilles de lecture habituelles. Au vu de la situation calamiteuse dans laquelle nous …

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Il NE FAUT PAS ATTENDRE GODOT

DISCOURS de Václav Havel, Associé étranger, à l’ ASMP MONSIEUR LE PRESIDENT, Je vous remercie de vos paroles. Je suis à la fois honoré et touché par la qualité et la profondeur de la lecture que vous avez faite de mon engagement et de celui de mes nombreux concitoyens. CHERS CONFRÈRES, C’est un grand honneur pour moi d’être élu parmi vous, en cette prestigieuse Académie des Sciences morales et politiques, honneur qui représente pour moi un grand encouragement aujourd’hui et me propose un grand pari sur l’avenir. Puisqu’il me revient le privilège d’être l’un des vôtres jusqu’à la fin de mes jours, je dois savoir en être digne. Je vous promets d’essayer d’honorer ce contrat. Respectueux de l’esprit de cette belle tradition académique, j’ai l’agréable devoir de m’incliner, du haut de cette tribune, devant mon prédécesseur, l’économiste italien Giuseppe Ugo Papi, dont l’œuvre qui porte, entre autres, sur la mise en place des structures internationales de coopération économique, dépasse largement les frontières de son pays. MESDAMES ET MESSIEURS, Je viens parmi vous d’un pays qui, pendant de longues années, a vécu dans l’attente de sa liberté. Qu’il me soit permis de saisir cette occasion pour présenter une brève réflexion sur …

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L’attente est la première forme de notre révolte

Chers amis, En cette rentrée de septembre, les difficultés auxquelles nous devons faire face, qu’elles soient personnelles (précarité, perte d’emploi, maladie, fragilité humaine, trouble existentiel, mal provoqué ou subi) ou collectives (crise économique, malaise social, confusion politique, incertitude internationale) sont si imposantes que nous pourrions finir par nous résigner à ne plus rien attendre. Pourtant, jamais comme en ces circonstances, les mots de DANTE – qui nous reviennent en tête- ne se sont révélés aussi évidents : » Chacun confusément conçoit un bien ou l’âme se repose et le désire; et chacun s’efforce à l’atteindre ». Mais quelle loyauté chacun de nous doit avoir pour reconnaitre cette attente et ce désir de bien ! Et ce qui rend cette reconnaissance plus difficile, c’est cette clameur sociale que nous concourons tous à engendrer par notre passivité complice. En fait,  » tout est unanime à nous passer sous silence, moitié comme une honte peut-être, moitié comme une indicible espérance »(RILKE). Chacun de nous sait très bien dans quelle mesure il contribue à cette situation inconfortable. Qui l’emporte ? Notre côté qui attend ou celui qui se contente? PAVESE nous donne un début de réponse, en saisissant en nous, comme personne d’autre, la persistance de cette …

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Qu’est-ce que le Bien Commun en politique ?

La sixième lettre de doctrine sociale de l’Eglise vous propose un extrait du texte de Marcel Clément « Est-il possible de résumer en quelques lignes la doctrine sociale de l’Eglise ? » (in La DSE, 1891-1991, éd. de l’Escalade, 1995, p. 37), complété par un extrait de l’encyclique Pacem in terris de Jean XXIII sur le bien commun dans la cité. Les principes de la doctrine sociale de l’Eglise en bref et leur application à la politique « Le principe tout à fait commun est que la personne humaine est revêtue d’une dignité qui se définit comme le droit d’être cause responsable de ses actes. Ses actes sont tous à ordonner en vue de sa fin ultime. Tous les droits humains, tels qu’énumérés par Jean XXIII procèdent de cette dignité. Ils s’expriment dans la société par l’exigence de nature, pour chaque homme, d’être traité, non comme un objet, mais comme un sujet de droit. C’est sous le rapport de ce principe commun que tous les hommes sont égaux, ce qui n’empêche pas les complémentarités des sexes, des âges, des fonctions, des cultures, etc.   De ce principe dérive une organisation sociale dont les trois institutions fondamentales sont la famille, la propriété privée et l’Etat. …

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Dans l’attente, se former : Parcours d’anthropologie politique chrétienne

Chers amis, Nous voulions avec cet article vous proposer cette belle initiative de l’Espace BERNANOS que nous soutenons. Nous invitons l’ensemble de nos membres et amis à s’inscrire et à suivre cette formation de qualité. CHAQUE CHRÉTIEN  exerce d’une manière souvent très personnelle sa responsabilité dans la vie de la cité. Il doit faire des choix, prendre des décisions. Le discernement est pour lui difficile, a fortiori dans un contexte où l’indifférence le dispute à l’hostilité. Appelé à la cohérence, il se heurte à la liberté humaine et à la contingence des faits. Dès lors, que faire ? Et comment le faire ? Car si la différence chrétienne est tenue pour minoritaire, sa voix devient de plus en plus une condition de la liberté. #VENEZetSUIVEZ Parcours d’anthropologie politique chrétienne, Paris, Espace Georges-Bernanos Coordination et animation : Père Xavier Lefebvre, Philippe de St-Germain Un mercredi par mois, de 19h à 21h. – 3 octobre : « Morale ou politique ? La responsabilité sociale du chrétien » par Thibaud Collin – 15 novembre : « Le fait idéologique, clé d’interprétation du monde moderne » par Roland Hureaux – 13 décembre : « Politique économique et bien commun à la lumière de la doctrine sociale de l’Église » par Pierre …

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Lettre DSE N° 5 – L’engagement Chrétien en Politique : l’unité de la société

En ce mois de mai marqué par la passation de pouvoir au sommet de l’Etat français, l’Institut éthique et politique Montalembert vous propose le texte de l’audience générale du pape Benoit XVI, consacrée à Sainte Jeanne d’Arc le 26 janvier 2011. Jeanne, patronne secondaire de la France, est fêtée par l’Eglise le 30 mai, la fête du 8 mai commémorant la prise d’Orléans. Dans cette catéchèse, Benoît XVI fait un rapprochement entre Jeanne et Sainte Catherine de Sienne, patronne de l’Italie et de l’Europe, toutes deux vierges consacrées engagées au service du bien commun. En donnant en exemple d’engagement politique l’œuvre de libération de Jeanne et de Catherine, le pape invite les chrétiens à fonder leur action dans le Christ pour pouvoir, dans les situations auxquelles chacun est confronté, faire les choix lui permettant de contribuer selon ses talents personnels au bien commun. Cette invitation nous paraît particulièrement pertinente en cette période de discernement en vue des élections législatives des 11 et 18 juin qui auront une importance décisive pour l’avenir de notre pays. La doctrine sociale de l’église n’oppose pas le bien commun et le bien personnel comme certains philosophes des Lumières opposent l’intérêt individuel et l’intérêt général. Au …

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Diner du cercle Montalembert le 12 juin : Christophe BILLAN, Président de Sens Commun

Très chers amis, Dans le cadre des rencontres du cercle Montalembert, l’ Institut Ethique et Politique Montalembert (IEPM) vous propose un nouveau dîner. Nous recevrons Christophe BILLAN ( Président de Sens Commun) et Adrian PABST ( Théologien et politologue allemand, installé au Royaume Uni), le 12 juin prochain. Thème : Quelle refondation politique faut-il attendre ? Nous reviendrons avec nos deux invités sur l’élection présidentielle française 2017, ceci pour croiser leurs analyses. L’analyse d’un acteur privilégié et majeur de la campagne qui sera complétéé par celle d’un intellectuel très attentif à la question politque en Europe. Nous serons également le lendemain du premier tour des élections législatives ce qui devrait aussi nous amener à réflechir à la situation politique du moment. Christophe BILLAN : ​ Marié, père de famille, Christophe Billan a débuté sa carrière professionnelle au Ministère de la Défense où il a exercé pendant 22 ans comme officier . Il est aujourd’hui cadre dans une société qui gère le risque des entreprises et des organisations engagées à l’international dans le domaine médical. Il est Président de Sens Commun depuis juin 2016.       Adrian PABST : ​     Adrian Pabst est professeur à l’université du Kent …

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La Révolte pour le Bien Commun

Notre révolte, aujourd’hui.   « Le jour où le crime se pare des dépouilles de l’innocence, par un curieux renversement qui est propre à notre temps, c’est l’innocence qui est sommée de fournir des justifications. », écrivait Albert Camus au début de « L’Homme révolté », essai préparé à partir de la fin de la deuxième guerre mondiale et achevé en 1951. Le sentiment qui nous anime devant les circonstances actuelles peuvent être rapprochées de cette époque. Là où les guerres et les révolutions meurtrières nourrissaient le sentiment de l’absurde, nous avons aujourd’hui le sentiment que les prodigieuses réussites techniques de notre époque ne résolvent pas les difficultés de l’humanité. Camus invite à la prudence face au sentiment de l’absurde : ce sentiment rend possible le meurtre. Mais pour lui en le poussant à son terme, le raisonnement absurde « admet la vie comme le seul bien nécessaire puisqu’elle permet cette confrontation » avec l’absurde. Il est utile de se rappeler cette époque de la libération marquée par la prise de conscience d’une violence insigne. Bien plus que par les guerres, le monde aurait alors pu disparaître par le désespoir devant ce que de nombreux hommes avaient fait ou accepté. Camus distingue l’absurde, sentiment de ma culpabilité, …

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