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Nous devons défendre la Mosaïque religieuse au proche Orient !

Arabes, musulmans, Proche-Orient, Perses, … Ces noms que nous confondons parfois, renvoient, quand on plonge le nez dans ce qu’ils représentent vraiment, à une réalité extrêmement riche. On découvre un univers qu’on ignore. Même au niveau de la recherche universitaire, ce monde est en train d’être redécouvert. Et quelle découverte ! Qui sont donc les chrétiens au Proche-Orient ? L’intérêt pour l’institution « Eglise », l’étude historico critique du Coran, la prise de conscience de l’ancienneté des chrétiens dans le Proche-Orient, un autre rapport possible avec les musulmans, tout est une nouveauté pour nous, alors que cela ne devrait pas l’être. Le christianisme est né là-bas. Mais les chrétiens d’Orient souffrent de devoir rappeler trop souvent qu’ils ne sont pas l’héritage des Croisades ou de l’impérialisme occidental récent. Ils ne sont en rien extérieurs à l’identité de la région. Ils participent à sa définition. Des intellectuels chrétiens ont été très impliqués dans le renouveau de la langue arabe au XVIIIe siècle. L’arabe était la langue du christianisme avant de devenir la langue de l’Islam. Les désaccords entre les conciles des premiers siècles autant que les particularismes culturels ont créés des schismes entre les communautés chrétiennes : sont nées alors les …

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Subsidiarité et Management

En cherchant à traiter le principe de subsidiarité, il est vite apparu qu’il est le principe en économie le plus méconnu. Sa « technicité » et son originalité le hissent au niveau des modèles de management qui pourraient (devraient) être étudiées dans les Ecoles de gestion de manière plus approfondie. Le principe de subsidiarité a été repris du droit canonique. On trouve déjà cette notion dans la pensée de Thomas D’AQUIN mais il a été formulé pour la première fois par le pape Léon XIII, dans l’encyclique RERUM NOVARUM première formalisation de la doctrine sociale de l’Eglise catholique. Celle-ci avait été rendue nécessaire par les abus de la révolution industrielle et ses conséquences sur la société civile. Ce principe, dit aussi « principe d’aide », énonce que c’est une erreur morae et de charité que de laisser faire par un niveau social trop élevé ce qui peut être fait par le niveau social le plus bas, car on le priverait de tout ce qu’il peut faire. À ce titre, et en conséquence de cela, « le travail de chacun a droit au même respect quel que soit son niveau social, car il est le seul à pouvoir le faire. » 1.- Notre Constat Bien que l’on parle assez fréquemment du « principe de subsidiarité » pour ce qu’il …

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Ethique et paperasserie

Sous prétexte de sécuriser au maximum les citoyens et parfois sous couvert d’impératifs éthiques, nos entreprises sont submergées par la paperasse.Comment en est-on arrivé là ? Comment retrouver le fil conducteur d’une véritable éthique au travail ? La paperasserie ? En voici divers exemples. Un chef d’entreprise français, contrôlé à 12 reprises en un an, a calculé qu’il a passé 6 mois entiers au cours de l’année à répondre aux diverses administrations : à l’inspecteur du travail, à la Direction des douanes, au contrôle de la facturation, à la police de l’air et des frontières, à l’URSSAF, au fisc. « J’ai passé six mois à ne faire que cela, à essayer sans cesse de démontrer notre bonne foi » [1]. Un menuisier-ébéniste se plaint qu’il passe trois heures par jour dans la paperasse : « il manque toujours un papier » : d’où de longues heures au téléphone, avec un machine qui vous balade de musique d’attente en musique d’attente, sans aucun interlocuteur au bout du fil. La paperasse, c’est aussi « les normes qui s’accumulent », pour chaque produit et chaque opération. « Au lieu de former les gens, on leur demande de remplir des fiches pour prouver qu’ils respectent les normes contraignantes »[2]. Une entreprise de 130 salariés est aujourd’hui, en …

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Le respect de la vie est-il un droit ?

Parler de droit au respect de la vie suppose un certain nombre de remarques préalables, car il est le droit de base, le droit source duquel tout découle. Encore faut-il savoir ce que signifie droit, ce que signifie vie. Le droit est intimement lié à la justice en ceci que la justice est ce qui est dû à qui cela est dû. Toute la question est donc de savoir ce qui est dû et en vertu de quoi. En d’autres termes si la justice est la norme du droit quelle est la source de la justice ? La majorité ? Cela revient donc à poser le rapport de force comme source du droit. Ce qui suppose que le droit est relatif et ne repose sur aucune vérité objective. Serait-ce alors celui à qui la justice est due ? Cela revient à regarder le destinataire de la justice, à savoir les êtres pour qui le droit est considéré. Ce qui suppose un droit relatif et individuel propre à chaque être (qu’il soit humain, animal, végétal ou inanimé). Comment alors juxtaposer des droits individuels dans une communauté qui doit vivre ensemble ? Cela revient à poser l’alternative d’un droit universel qui serait ce qui est dû …

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Colloque sur la famille – publications

Vendredi 27 septembre 2013, se tenait au Palais de Luxembourg un colloque organisé par l’Institut Montalembert dont le thème était : « La famille est-elle culturelle ou naturelle ? ». Voici, quelques jours après, les différentes interventions enregistrées lors de cette matinée.

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La famille est-elle culturelle ou naturelle ? Compte rendu du colloque par Christian Vanneste, président de famille et liberté

Au Sénat se tenait le 27 Septembre un colloque sur la Famille organisé par l’Institut Ethique et Politique Montalembert en partenariat avec Famille & Liberté et Valeurs 2 Gauche. Le thème en était : « La Famille est-elle naturelle ou culturelle ? » De quoi émoustiller les neurones de tous ceux qui s’intéressent aux questions actuelles du « mariage unisexe » et de l’idéologie du « gender », en essayant de les aborder avec un minimum de connaissances et de réflexion philosophique, ce qui est loin d’être toujours le cas. Il faut donc remercier le Délégué Général de l’Institut Montalembert, Cyril Brun, de nous en avoir fourni l’occasion. Après un rappel pédagogique et sémantique de Jean-Noel Dumont rappelant le sens des mots : « culturel », « conventionnel », « arbitraire », « construction » qui encadrent conceptuellement le débat, le philosophe Bertrand Vergely nous a fait entrer brillamment dans le vif du sujet. Il a d’abord souligné la vacuité intellectuelle des arguments en faveur du mariage unisexe : « faut être tolérant », « ça se fait », « faut évoluer », qui outre qu’ils manquent totalement de tolérance envers les opposants, témoignent d’une parfaite ignorance de ce qui est essentiellement en cause. « Nous sommes dans la nuit de la société » a-t-il lancé. En écoutant ce penseur orthodoxe, je …

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La famille est-elle culturelle ou naturelle ? par Chantal Delsol de l’Institut, lors du colloque du 27 septembre 2013

La question que vous posez « La famille est-elle naturelle ou culturelle ? » revient à poser la question de la légitimité de nos arguments. Car en face de nous, nous avons des gens qui arguent du caractère circonstanciel de la famille que nous défendons. Des gens qui nous disent : mais la famille que vous défendez n’existe ni partout ni toujours ! Les humains ont pu et peuvent être heureux autrement. Vous érigez en modèle universel une particularité à laquelle vous êtes habitués… Autrement dit : pourquoi faudrait-il défendre la famille telle que nous l’avons toujours connue ? A cela je répondrai : ils ont raison. Le type de famille que nous défendons n’est pas universel. Ce qui est universel, c’est la famille comme lieu d’éducation et de transmission des enfants, mais il existe dans l’histoire et la géographie toutes sortes de familles. Alors pourquoi faudrait-il défendre la famille telle que nous l’avons toujours connue ? Non parce qu’elle est naturelle : elle ne l’est pas. Mais en raison de la culture qu’elle porte. La question de la validité des modèles de famille n’est pas une question d’anthropologie, mais d’anthropologie culturelle. Dans son ouvrage L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat (1884), Engels s’appuyait sur …

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intervention de Francis Mouhot, psychologue, lors du colloque « La famille est-elle naturelle ou culturelle ? »

  J’ai été surpris par cette question, comme si la famille pouvait être soit naturelle, soit culturelle, jusqu’à ce que je me rappelle que dans la langue française le « ou » peut-être inclusif (synonyme de « et ») ou exclusif (ou bien). Je parlerai donc d’abord de la famille en tant que nécessairement naturelle et culturelle, puis j’évoquerai les cas où les deux familles s’excluent. La famille est la base de la société depuis des millénaires, mais comment la définir ? C’est de plus en plus difficile et les psychologues n’osent plus s’y risquer. La Bible, dans la genèse, définit le couple : « l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme et les deux deviendront une seule chair », mais elle ne définit pas la famille. Le Littré disait, il n’y a pas si longtemps : « personnes d’un même sang, vivant sous le même toit, principalement le père, la mère et les enfants. Coexistence de deux générations ». Cette définition correspond à celle d’une famille naturelle. Mais nous savons que des personnes qui n’ont pas le même sang peuvent en faire réellement partie. Les familles recomposées ont toujours existé. N’ayant pas trouvé de définition d’une famille « culturelle », je dirai par défaut que c’est une …

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L’objection de conscience des maires et la CEDH – synthèse

Grégor Puppinck, Docteur en droit, directeur du European Centre for Law and Justice. 7 octobre 2013 Cet article, rédigé à la demande de l’Association pour la liberté de la conscience en France, présente en synthèse l’état de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme sur l’objection de conscience et la façon dont cette cour pourrait l’appliquer au cas des maires objecteurs. Une présentation plus complète a été publiée sous le titre « L’objection de conscience des maires et la CEDH » dans la Revue Lamy Droit Civil, n°108, octobre 2013, pp. 37-42, (extrait). Le Conseil constitutionnel va entendre ce 8 octobre 2013 une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) posée par le Collectif des Maires pour l’Enfance à l’appui d’une requête en annulation devant le Conseil d’Etat dirigée contre la circulaire du 13 juin 2013 du ministre de l’intérieur relative aux « conséquences du refus illégal de célébrer un mariage de la part d’un officier d’état civil ». Cette circulaire décrit les sanctions – civiles, administratives et pénales- dont devraient être punis les élus municipaux  objecteurs de conscience. Plus de 20 000 élus municipaux français, dont de nombreux maires, se sont déclarés opposés à la célébration de mariage entre personnes de même …

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