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Réflexion autour de la question de l’Aide médicale aux étrangers…

7/10/2013 La question semble délicate. Elle est de fait en équilibre entre la nécessaire assistance, la réalité financière de celui qui assiste et l’assistanat. Moralement on ne peut laisser sans soin un pauvre (ce que peut être l’immigré qui arrive). C’est la parabole du bon Samaritain. Mais le Samaritain a les moyens financiers, semble-t-il. Cependant la veuve donne de son nécessaire et non de son superflu. Moralement et socialement, on perd toujours à se recroqueviller sur soi. Le minimum de santé doit toujours être garanti. Mais qu’il y ait une contrepartie demandée, afin de ne pas tomber dans un assistanat qui ne respecte pas un autre pan de la dignité humaine, la responsabilité, semble juste également. La question est : que demander à qui n’a rien? Cela amène une autre question, quelle est la plus-value que ces personnes dépendantes peuvent apporter au pays. Avec cette réponse,  nous les verrons moins comme une charge et nous respecterons ces deux aspects de la dignité humaine que sont la santé et la responsabilité. Cette question ne prend pas en compte leur statut d’immigré qui est une autre question, mais celui d’êtres humains actuellement en résidence sur le territoire. Peut-être cette question doit-elle être distincte …

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Pour une micro-économie de la sagesse

L’économie, nous l’oublions trop souvent, est une science composée. Depuis le XVIIIème siècle, elle tend toutefois à ne se développer qu’à partir d’une seule de ses composantes, la technique, oubliant l’autre pan intimement lié au précédent, la philosophie. J’aurais du reste tendance à considérer l’économie comme un des aspects de la philosophie, une sous-catégorie de l’éthique, pour ne pas dire de la morale quoique ce dernier terme soit plus adapté. Ce point de vue pourrait cependant paraitre excessif et il l’est par certains côtés, si l’on ne définit pas l’économie comme discipline anthropologique. Or à bien y regarder qu’est-ce que l’économie sinon un ensemble de faits résultants de l’activité humaine ou voulant organiser  celle-ci ? L’économie, comme science, prise indépendamment de la philosophie, étudie des mécanismes constatés ou établit des projections dans le but de perfectionner ces mêmes mécanismes qui ont pour objectif d’améliorer la vie des Hommes. L’économie, en tant que telle est donc l’ensemble des faits, des actes qui régissent la vie des Hommes en matière d’échanges, de transformation et de production. Il est possible d’affiner cette définition en précisant ses contours et ses mécanismes internes. Néanmoins, il s’agit bien de ces faits et actes qu’ils soient monnayés ou …

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LES CHRETIENS DU MOYEN ORIENT DANS LA CRISE SYRIENNE

L’événement majeur de ces dernières années concernant les rives sud et Est de la Méditerranée a été le printemps arabe. Faut-il dire le ou les printemps arabes ? L’hésitation sur le singulier ou le pluriel monte la complexité des événements. On ne peut guère comparer la Tunisie ou même la Lybie à l’Egypte, au Yémen ou à la Syrie pour beaucoup des raisons. Cependant il existe, dans ces mouvements populaires qui ont commencé en janvier 2011, quelques points communs. Ainsi, la Tunisie, la Lybie et l’Egypte étaient, chacune, soumises à la dictature d’un seul homme. Un homme seul, même s’il avait jadis été propulsé au pouvoir par l’Armée ou un mouvement de foule, face à une population frustrée de bien des manières mais la plus évidente est celle-ci : la confiscation de la richesse nationale au profit de la clientèle du régime. L’autre point commun est le suivant : aucun mouvement politique ou contestataire, quelle que soit sa spontanéité, ne peut durer à moins d’être récupéré par un parti qui a eu le courage de s’opposer à la dictature en dépit de l’interdiction d’exister. Un tel parti plus ou moins clandestin a forcément des positions radicales, probablement inspirées par des sectes fondamentalistes de l’islam …

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La question syrienne, symptôme du désarroi de la diplomatie française

  La crise internationale déclenchée par l’utilisation de gaz chimiques dans la banlieue de Damas le 21 août dernier aura connu deux tournants majeurs, le refus de la chambre des communes d’une intervention armée du Royaume-Uni en Syrie et la proposition russe de placer le potentiel chimique syrien sous contrôle international pour le détruire. Dans les deux cas, malgré les positions de circonstance, l’isolement diplomatique de Paris a été patent. Placée d’abord dans la position inhabituelle d’être le seul véritable allié de Washington, la France a ensuite été abandonnée par celui qu’elle soutenait, une première fois lorsque le président Obama a décidé de consulter le Congrès, une deuxième fois lorsque les Etats-Unis ont saisi au vol la proposition russe. Malgré son opinion publique majoritairement défavorable à un engagement militaire, malgré la tiédeur des autres dirigeants européens, malgré la tradition française de rechercher une politique de l’équilibre comme cela avait été le cas avec le refus d’intervenir en Iraq, le Quai d’Orsay s’est lancé à corps perdu dans le soutien à la politique la plus intransigeante. Rien, tout à coup, n’a semblé plus urgent que de bombarder la Syrie. Les objectifs restaient imprécis, tant sur le plan politique que militaire ; une …

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L’objection de conscience / Dossier IEPM

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », mettait déjà en garde Rabelais. Une belle phrase pour nous chrétiens, pour l’homme spirituel, pour l’homme de bien. Une phrase réconfortante même, tant elle sent la raison. Une phrase, pourtant, vide de sens pour la plus grande partie des hommes d’aujourd’hui. Ni les mots, ni leur connexion logique, ni leur rapport de dépendance ne sont réellement accessibles à l’immense majorité de nos contemporains. Et les chrétiens ne sont pas systématiquement exempts. De fait, l’homme d’aujourd’hui ne sait pas vraiment ce que signifie ces mots : science, conscience et, bien moins encore, âme. L’un des problèmes fondamentaux aujourd’hui est un problème de vocabulaire et donc d’amalgame, de définition, et donc en définitive de sens. Tout philosophe, tout penseur, sait bien que pour penser, pour dialoguer, il faut s’entendre au préalable sur le sens que l’on donne aux mots. Ne pas sacrifier à un tel préambule, c’est courir le risque presque inévitable du dialogue de sourds. Tout idéologue, tout tyran sait, lui aussi, que pour manipuler, désorienter et diviser, il suffit simplement de brouiller les sens, de travestir les définitions pour mieux jouer de l’amalgame avec des coques vides. La baisse indéniable …

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Que penser du mariage homosexuel ?

  Télécharger le dossier de l’IEPM    mariage homosexuel – IEPM   Note sur l’étude d’impact  Note sur l-etude dimpact2   Dossier de presse Dossier de presse mariage pour tous

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Le législateur est-il compétent pour définir le mariage ?

    La conformité de la loi Taubira à l’article 34 de la constitution mériterait d’être examinée par le Conseil Constitutionnel.   Même si le conseil constitutionnel n’a jamais entravé le législateur lorsqu’il ne respectait pas les compétences qui lui sont attribuées par l’article 34 de la constitution, la capacité du parlement à légiférer sur la définition du mariage peut être discutée au regard de la lettre et de l’esprit de notre constitution. Pour le moment, le code civil ne définit pas le mariage. Les articles législatifs 75 et 144 qui renvoient au fait que le mariage unit un homme et une femme ont été jugés conformes à la Constitution par le Conseil Constitutionnel. Celui-ci, dans sa décision du 28 janvier 2011, a montré qu’il n’y avait pas rupture d’égalité entre les couples de même sexe et les autres, car leur situation n’était pas identique. Le législateur pouvait donc légitimement prévoir un traitement différent suivant les types de couple. Est-ce à dire pour autant que le législateur est compétent pour définir le mariage, comme le sous-entend le Conseil Constitutionnel lorsqu’il renvoie à ce dernier le soin d’examiner une éventuelle modification du Code civil ? On peut en douter au regard de la …

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Arrêtons le massacre, sauvons la démocratie.

Quatre-vingt dix sept, ils étaient quatre-vingt dix sept sur cinq cent soixante-dix-sept députés à rejeter l’article 1 du projet de loi sur le mariage. Mais où étaient les autres ? Où étaient les deux cent trente quatre députés de l’opposition ? Sont-ils favorables au texte sans oser le dire ? Ont-ils préféré rester chez eux, estimant que le combat était déjà perdu et, qu’après tout, une loi n’était qu’une loi. Cette faible participation au vote, déplorée par Hervé Mariton, député de la Drôme, illustre une nouvelle fois combien les députés eux-mêmes mésestiment leur rôle. Ils sont les représentants de la Nation ; chacun d’entre eux représente la Nation toute entière. Ils ne sont pas des techniciens qui ajustent des textes toujours plus précis pour les faire s’approcher d’une réalité toujours plus fugitive. Ils ne sont pas non plus des fonctionnaires relevant de partis politiques qui leur imposeraient devoir de réserve et orientations de conduite. Le groupe socialiste, en revendiquant la discipline de vote comme sa méthode de travail, montre qu’il n’a jamais accepté la Cinquième République. La grandeur de notre constitution est d’avoir rompu avec la logique des partis qui, à plusieurs reprises, nous a conduits au fond du gouffre. Leur seul objet est …

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La vie joue sa survie au Parlement européen

Le 18 septembre 2013, le comité « droits des femmes et égalité des genres » étudiera une proposition de résolution du Parlement européen, sur la base d’un rapport dont certains mots d’apparence anodine font peser de nouvelles menaces importantes sur la famille et l’enfant. Selon l’habituelle tactique dite du langage inclusif, de nouveaux termes suffisamment vagues pour se prêter à l’amalgame et à la récupération préparent leur entrée. Ainsi en est-il des « droits sexuels et reproductifs » qui peuvent s’entendre de deux manières : le  droit à des soins de santé durant la maternité, est légitimement une bonne chose ; mais nous pouvons aussi découvrir derrière ce premier aspect le « family planning ». Par ce terme abscons s’il en est, il faut entendre notamment le « droit à la contraception » et le « droit à l’avortement » L’enjeu des discussions du 18 septembre est de faire disparaitre cette expression ambiguë mais ô combien porteuse de germes destructeurs pour la famille : « droits sexuels et reproductifs » La sexualité comme la reproduction (au sens où la résolution européenne l’entend : incluant avortement, procréation médicalement assistées etc.) ne sont aucunement des droits de l’Homme.                 Nos adversaires tentent de nous faire croire que les droits sexuels et reproductifs (incluant l’avortement) seraient des …

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L’avenir de l’institut du monde arabe

Depuis son inauguration par François Mitterrand, l’Institut du monde arabe (IMA) n’a cessé de susciter des interrogations sur son financement et sur sa gouvernance. Ces difficultés internes, malgré la qualité de la programmation, l’ont emporté sur le débat relatif au contenu de la politique culturelle de cet établissement, qui devrait compter parmi les fleurons du réseau des grands établissements français œuvrant dans le domaine de la Culture. 1.- Une concurrence accrue La nécessité de revoir la stratégie de l’IMA est renforcée par les évolutions du paysage culturel parisien et national. Le département des Arts de l’Islam du Louvre, ouvert en 2012, devient de facto le lieu de présentation des œuvres d’art du monde islamique, compris dans sa dimension artistique culturelle. L’Institut des cultures de l’Islam (ICI), créé par la ville de Paris, « est dédié à la découverte de la diversité des cultures musulmanes actuelles ». Malgré la volonté d’apparaître comme complémentaire de l’IMA, la programmation de l’établissement municipal recoupe en grande partie celle de son prédécesseur. La Cité nationale de l’immigration (CNHI), développe elle aussi des programmes en lien avec les missions initiales de l’IMA. Enfin, à Marseille, l’ouverture en 2013 du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée …

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