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Vous en reprendrez bien un peu ?, ou de l’arsenic politique

Alors que la tragédie de janvier devait logiquement conduire à mettre en cause le pouvoir en place, celui-ci, telle une promise qui fait réparer son hymen avant la cérémonie fatidique par un chirurgien complaisant, s’est refait grâce à elle une virginité, sans autres frais qu’une débauche de manipulations et de mensonges médiatiques, technique éprouvée, dont le succès répété est à chaque fois un sujet d’étonnement – mais qui, hélas, est d’abord de l’ordre du constat, aussi douloureux soit-il. Jusques à quand le peuple se laissera-t-il abuser ? Jusques à quand se laissera-t-il humilier en acceptant d’être assimilé à ce que l’esprit voltairien a pu produire de plus vulgaire ? Quand sonnera le véritable réveil ? En attendant ce jour, le pouvoir poursuit avec une conséquence que l’on ne saurait lui reprocher son travail de subversion, en revenant à ses fondamentaux, le couple laïcité/éducation d’Etat, sans aucune retenue désormais. La manifestation du 11 janvier lui a réouvert le boulevard que celles sur le pseudo mariage de personnes de même sexe, son incompétence avérée sur tous les sujets et ses échecs lui avaient fermé. Les propos de ces derniers jours, souvent rapportés, de Claude Bartolone et de Rama Yade sur la laïcité comme religion d’Etat, …

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L’euthanasie en France, entre vie et mort

  « La loi obéira à sa propre nature et non à la volonté du législateur, et elle portera inévitablement les fruits que nous avons semé en elle. » G.K.Chesterton   La fin de vie en France : constats et perspectives État des lieuxEn 2005, la loi Léonetti fut votée pour lutter contre l’acharnement thérapeutique et pour développer les centres de soins palliatifs et la démarche palliative dans les institutions soignantes et à domicile. Huit ans plus tard, force est de constater que ces centres sont peu présents dans les discours sur l’accompagnement de la fin de vie, et que la population française ignorent globalement la teneur des questions qu’il soulève. Les centres de soins palliatifs se définissent comme des centres de soins actifs délivrés dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale. Ils cherchent donc à soulager la douleur et à apaiser la souffrance psychologique, sociale et spirituelle. En mars 2013, dans une tribune publiée par le journal Libération, un collectif de médecins travaillant à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière expliquait que la plupart des patients qui arrivent dans leur service sont en demande d’acharnement thérapeutique, et ce même si ces mêmes patients avaient fait auparavant des …

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Euthanasie et athéisme : une régression anthropologique sans précédent

  Le retour en force de l’euthanasie en ce début de siècle, dans nos sociétés occidentales esseulées par plusieurs décennies de matérialisme moral et social forcené ne doit pas nous surprendre. Même si au premier abord elle paraît quelque chose d’incroyable, tant elle est associée au XXème siècle à ce qui compte parmi les pires crimes de l’histoire humaine que l’on pouvait espérer à jamais conjurés, elle est en fait dans une cohérence totale avec les principes qui gouvernent notre temps. L’euthanasie se trouve de fait au confluent de deux tendances : la volonté de maîtrise absolue du réel caractéristique de ce que l’on nomme la modernité, et la peur de la mort, qui est inhérente à la condition humaine, mais qui ne trouve plus dans les circonstances actuelles de nos sociétés occidentales de quoi s’exprimer. Ces deux tendances trouvent leur point de convergence dans l’athéisme réel, pratique et vécu, à défaut d’être toujours pleinement compris par ceux mêmes qui le vivent – et, il ne faut pas se leurrer, une part sans doute non négligeable des croyants même en est, tant la mentalité athée imprègne notre culture, et tant il est difficile d’aller contre la culture dominante de son époque. …

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Pour une « chaîne de CDD »

Pour une « chaîne de CDD » Brèves réflexions sur l’assouplissement du marché du travail en France     Le constat   La France serait un des pays du monde dont le droit du travail est le plus complexe : le code du travail annoté aux éditions Dalloz  compte ainsi plus de 3000 pages aujourd’hui. Cette complexité se retrouve dans les contrats de travail : selon Alain Dupays, « il existe en France 38 formes de contrats de travail différents, 27 régimes dérogatoires et une dizaine d’organisations du temps de travail. » [1][] Une complexité dans laquelle les employeurs se perdent et qui débouche sur un taux très élevé de litiges après un licenciement (ce taux serait de 25 %)[2]. Une situation qui incite les employeurs à freiner les embauches.[] Certains, dont Jean Tirole, ont proposé de simplifier ce système par l’adoption d’un « contrat de travail unique », en assouplissant par ailleurs fortement le régime des licenciements économiques[3]. Le contrat unique en général proposé présenterait quatre grandes caractéristiques[4] : le contrat unique serait un CDI, afin de favoriser la continuité dans l’accumulation des droits des salariés, en évitant les effets de rupture entre CDD et CDI. L’ensemble des formes de CDD disparaîtrait, y compris les CDD en usage ; en …

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Ut omnes unum sint

Le semblant d’ « unité nationale » qui fait suite aux événements tragiques qu’a connus notre pays la semaine dernière et à leur gestion correcte par le pouvoir ne fera pas illusion longtemps : l’impéritie manifeste qui est en général celle du personnel politique qui gouverne la France depuis plusieurs décennies maintenant, atteint manifestement avec le gouvernement actuel un paroxysme qui fait ressembler la situation politique de notre pays à une sorte de dangereuse vacance du pouvoir. D’innombrables problèmes se posent à notre pays qui ne sont pas même évoqués, de multiples réformes devraient être faites sans plus tarder, qui n’apparaissent pas à l’ordre du jour, et notre pays contribue à subir une situation que le politique semble se complaire à maintenir, à moins que sidéré, il n’ait perdu toute intelligence autre que tactique, en vue des sacrosaints sondages et des élections, lesquelles confèrent un pouvoir qui semble chaque jour plus absurde à force de n’être pas exercé, ou si peu, et si mal. Divers partis en profitent pour imposer leurs intérêts, et la division de la société qui ne cesse de croître porte en elle une violence croissante, dont les événements récents ont été la confirmation Alors que la nécessité d’une réaction …

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Cercle MONTALEMBERT : professeur Henri JOYEUX

Professeur Henri JOYEUX Invité du cercle le 6 Janvier 2015 Nous avons diner avec le professeur henri JOYEUX le 6 Janvier dernier. Le professeur Henri JOYEUX, est professeur des universités et praticien hospitalier de cancérologie et de chirurgie digestive à l’université Monpellier 1. Il est également écrivain, conférencier, marié et père de six enfants. Il est membre de l’association familiale FAMILLE de FRANCE dont il a été le président de 2001 jusqu’à 2013. Il est enfin membre du Conseil économique, social et environnemental. Monsieur le professeur nous a propose de réfléchir sur le théme :  » Les 3 premiers jours et les 3 derniers jours de la vie » . Il nous a entretenu de sa préoccupation quant au projet de loi du gouvernement. Il est necessaire d’exercer sur le sujet un droit de regard. En effet, sous couvert d’un projet de loi consensuel, nous pourrions nous retrouver avec une loi introduisant un droit à l’euthanasie. Nous sommes entièrement d’accord avec cette position et nous seront très vigilants durant les débats pour eviter toute dérive du texte que nous rejetons, par ailleurs, car intutile. Notre groupe de travail sur la fin de vie a présenter son dossier produit sur le sujet qui justement permet de répondre …

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Pour une politique de l’intégration, le cas de l’ISLAM

Les attentats perpétrés au nom de l’islam à Paris la semaine passée, pour être d’une envergure moindre que ceux que peuvent subir depuis des années, de la part de coreligionnaires revendiqués des assassins, les populations du Proche Orient ou d’Afrique notamment, n’en posent pas moins des défis certains. Les plus immédiats et les plus évidents concernent la lutte contre les actions terroristes, par le renseignement et l’action de police, mais aussi la politique carcérale et la justice en général. Et lorsqu’on sait dans quel triste état ces dernières se trouvent, la chose n’est déjà pas aisée dans le contexte actuel. Des politiques sur un plus long terme sont bien évidemment nécessaires, qui concernent tant l’éducation que la politique de la ville, la politique migratoire, donc la politique étrangère. Toutes ces actions politiques, et la liste n’en est pas exhaustive, sont strictement indispensables. Pourtant, si l’on s’en tenait à ce seul volet, nous en resterions à une dimension principalement technique de cette politique, en envisageant la question seulement comme un problème à résoudre. Le défi est en fait bien plus radical, et met en jeu l’intégration de cultures étrangères à notre civilisation. Et de ce point de vue, il ne concerne …

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Comment gagner la guerre contre le terrorisme?

L’ISLAM RADICAL Notes sur les attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 Il y a une semaine, Charlie Hebdo a été frappé par un attentat meurtrier. Nous connaissons la suite : au total, vingt personnes ont perdu la vie, dont les trois assassins. Beaucoup d’éditorialistes, de politiques évoquent une guerre à mener contre le terrorisme. Mais quels sont les ennemis ? Des fous, des barbares. Quelles sont les armes ? L’unité nationale, le refus de la division, même le refus du débat, maintenant et après la retombée de l’émotion. Cette guerre est mal partie. Appelons un chat un chat, un assassin un assassin et essayons de convoquer le bon sens. Qui sont les meurtriers ? Des délinquants d’abord d’origine nord-africaine qui ont fréquenté les quartiers populaires du nord-est parisien dont le scénario de vie est presque connu d’avance. Reprenons. Orphelin, coupés de leur identité culturelle d’origine, la République ne leur offre aucun moyen d’intégration : l’école ? Dévastée par le relativisme, ayant renoncé à la culture, aux notes même, elle n’évalue plus n’offre plus de repères, dit que tout se vaut, ennuie à mourir. Bref, il faut se tourner vers autre chose. La famille ? Non ils n’en ont pas. S’ils en avaient elle serait …

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Attentats : On ne répond pas au vide par le vide

   L’attentat le premier jour des soldes d’hiver. La peur qui s’empare de tout le monde. Tous ces slogans. Et face au désarroi, le défi du fait chrétien : « De qui attendons-nous le salut ? »  Mercredi 7 janvier, jour de l’attentat au journal Charlie Hebdo, était aussi le premier jour des soldes. À Paris, cela signifie la présence d’une foule infernale dans les quartiers du centre. Une cohue “programmée”. Je suis sorti du métro dans l’un de ces quartiers et j’ai vu le vide se matérialiser. Il n’y avait pratiquement personne dans les rues, aucun bruit, peu de voitures. La peur était physiquement palpable partout où, quelques heures auparavant, régnait la frénésie du shopping. J’ai pensé au début de l’Apocalypse et je me suis dit : « Le commencement ressemblera à ça ». “Vide” est le premier sentiment qui décrit le mieux ce que l’on ressent face à ce qui est arrivé. Tout est comme cela a toujours été, tout est comme avant, mais tout se perçoit comme vide. Un massacre a été perpétré au nom de je ne sais qui ou de je ne sais quoi, et cela a créé un vide humain : ne plus pouvoir …

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Notre Charte d’Intention

Corriger la démocratie par la Liberté La présente Charte a pour objet d’établir, à l’intention de ceux qui apportent leur concours à l’Institut Ethique et Politique (ci-après « l’IEPM » ou « l’Institut »), les principes et les bonnes pratiques qui s’imposent à eux compte tenu de l’objet particulier que l’Institut entend poursuivre.  1. Objet de l’Institut Tel que défini dans l’article 2 de ses statuts, l’IEPM « a pour but l’animation, la gestion et la participation au débat public d’un groupe de réflexion humaniste, dans le cadre de l’organisation d’activités d’intérêt général et dans le but de promouvoir le développement intégral de la personne humaine, dans ses dimensions sociale et culturelle. » 2. Philosophie de l’Institut L’IEPM promeut un humanisme chrétien au service du Politique. Le respect de la dignité de la personne humaine constitue la pierre d’angle de l’ensemble de la réflexion de l’Institut. Un axiome dont les conséquences se mesurent dans tous les secteurs de l’action politique : social, éducation, famille, éthique, économie, justice, fiscalité, finance, diplomatie, défense,… Il s’agit de prendre en considération l’être dans sa réalité, avec toutes ses qualités, son rapport à la transcendance, ses filiations, sa personnalité, ses droits et ses devoirs, et …

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