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« On aurait pu prévenir et empêcher toutes ces morts.»

Mais alors, où sont les responsabilités ?

Présentation :

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Ayant vécu personnellement mon enfance dans les cités j’ai été témoin, et parfois même victime, de certains dysfonctionnements sociaux qui régissent ces lieux. J’ai eu la chance de rencontrer sur mon chemin de vie certaines personnes qui ont donné du sens à ma vie, ce qui fait qu’aujourd’hui je suis consultant en prévention de la violence urbaine. Je travaille depuis 5 années sur un programme de déradicalisation. Je connais bien l’islamisme, son idéologie et sa violence, c’est pourquoi j’ai voulu consacrer toute mon énergie à le combattre au travers d’actions de prévention.

Devant la tragédie de la mort de Samuel PATY et celle de ces trois malheureux fidèles catholiques je m’interroge sur ce qu’il aurait pu être fait pour les éviter. Oui, nous aurions pu prévoir ces drames ! Il ne faut pas laisser dire et penser, encore une fois, qu’ils sont morts par hasard, sans raison, sous les coups d’un ‘’déséquilibré’’ !

Aujourd’hui, il me semble nécessaire de partager ma réflexion pour enfin combattre efficacement l’islam radical et, ainsi, empêcher de nouvelles morts, de nouveaux morts.

Je me sens cette responsabilité, en mémoire de Samuel PATY et de ces trois malheureux catholiques, car leurs vies et leurs témoignages pour la défense de la liberté de conscience et d’expression nous y obligent.

Introduction

Pour comprendre l’attentat de « Charlie Hebdo » et la décapitation de Samuel PATY du point de vue islamique, nous devons nous référer à la Sira du prophète qui relate l’exécution de Kaa’b  IBN  AL ACHRAF , commanditée par Mahomet contre ce poète juif de Médine qui a osé déclamer des vers jugés insultants pour le prophète.

« Qui me débarrassera d’Ibn al-Achraf ?» (Ibn Hîcham, Sira–trad. Wahib ATALLAH, éd Fayard, p.229-232)

Pour accomplir ce travail décisif de prévention, nous devons cartographier toutes les responsabilités, les répertorier, et proposer un plan d’action pour apporter des propositions pour les endiguer.

Car les responsabilités sont diverses. Elles sont à la fois endogènes et exogènes à l’islam :

I. Les causes endogènes à l’islam

I.1 Islam et Islamisme

Il est de bon ton et politiquement correct de différencier islam et islamisme mais il faudrait aussi écouter ce que dit Anne- Marie Delcambre :

  » L’islamisme n’est pas la maladie de l’Islam. Il est l’intégralité́ de l’Islam. Il est la lecture littérale, globale et totale de ses textes fondateurs.

L’islam des islamistes, c’est tout simplement l’Islam juridique qui colle à la norme. « (..) C’est donc, en fait, le désir d’application totale à la lettre, du Coran et de la Sunna »[1](p. 11)

L’islam n’est donc pas innocent des « dérives des islamistes » qui se laissent endoctriner par ceux qui prêchent la doctrine d’« Al Walaa wal Baraa » ( en français, Loyauté et Hostilité à Allah), qui la professent ensuite et se réfèrent à des versets du Coran, comme les Sourates (traduites par Dr. Muhammad Hamidullah) suivantes :

Les musulmans sont les meilleurs et les autres des pervers

S3, v110 : « Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers. »

Pas d’amitié avec des gens qui ne croient pas en Allah et son Prophète

S58, v22 : « Tu n’en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allah et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s’opposent à Allah et à Son Messager, fussent-ils leurs pères, leur fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. Il a prescrit la foi dans leurs cœurs et Il les a aidés de Son secours. Il les fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Allah les agrée et ils L’agréent. Ceux- là sont le parti d’Allah. Le parti d’Allah est celui de ceux qui réussissent ».

Pas d’alliance avec les Juifs et les Chrétiens

S5, v51 : « Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes ».

S3, v2 : « Que les croyants ne prennent pas, pour alliés, des infidèles, au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion d’Allah, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d’eux. Allah vous met en garde à l’égard de Lui-même. Et c’est à Allah le retour ».

A la lumière de ces versets, nous comprenons bien que « LIBERTE – EGALITE – FRATERNITE » n’est pas la devise des Islamistes.

I.2 Application de la Charia

Beaucoup de jeunes musulmans appellent de leurs vœux l’application de la charia dont les lois seraient pour eux divines, donc supérieures celles de la République.

L’application de la charia est un ordre divin comme le proclament ces trois versets :

S5, v45 : « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants ».

S5, v44 :« Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes ».

S5, v47 : « Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers ».

L’influence de Hassan al Banna et des frères musulmans est certaine…Voici leur raisonnement :

seule est juste, selon eux, une « société musulmane » fondée sur la charia (législation islamique) et sur le principe : « Promouvoir le bien et condamner le mal »

– seul est légitime, à leurs yeux, un « État islamique », dirigé par les plus compétents des fidèles, à savoir les « Ulamâs », et fondé sur la Loi divine et la justice sociale [2].

II- Les causes exogènes à l’islam

II. 1 La place du professeur dans sa classe

L’éducation nationale a fait du professeur un « animateur » et non « un transmetteur » ; partant de ce constat, comment voulez- vous qu’il transmette les exigences de la langue française, les subtilités de notre culture, la liberté de conscience et le droit au blasphème défendus par nos philosophes ?  A quel idéal civilisationnel ou culturel avons-nous appelé ces jeunes ?  Ne leur avons-nous pas bradé leurs diplômes ?

Sur le plan moral et spirituel, que nous le voulions ou non, le mariage pour tous, la PMA et bientôt la GPA, sont des chiffons rouges qu’agitent des imams pour dénoncer la perversité des « kouffars   mécréants », en lançant dans S3, v110 « …la plupart d’entre eux sont des pervers ».

II. 2 La mort de Samuel PATY et des trois catholiques n’était pas une fatalité,

bien au contraire

Les jours qui ont précédé le crime auraient dû permettre d’agir et empêcher cette tragédie de la décapitation. Durant deux semaines ce professeur a été l’objet d’une cabale ourdie méthodiquement et soigneusement organisée. Des militants islamistes l’ont ciblé, persécuté, calomnié, l’ont jeté en pâture sur les réseaux sociaux. Il n’existe pas de loups solitaires, ils font partie d’une meute, ils s’enracinent dans un écosystème islamiste qui les protège tous et les nourrit. La principale responsabilité étant, bien sûr, celle de ces réseaux islamistes bien installés dans notre pays. Le ver est installé dans le fruit depuis trente ans.

Depuis le discours des Mureaux et celui de Mulhouse sur le séparatisme, les réseaux sociaux islamistes dépeignent la France officiellement comme islamophobe, persécutrice des musulmans, à l’image de la Chine avec les Ouigours ou de la Birmanie avec les Rohingyas. Pour certains islamistes la France laïque est devenue, en Occident, le principal théâtre du combat pour la victoire de l’islam contre la mécréance. Dans ce contexte, les activistes islamistes font feu de tout bois, tout devient exploitable pour faire accroître l’idée d’un complot d’état contre les musulmans de France. Le discours victimiste les renforce, la victime aura toujours raison. Ce sont eux qui refusent la mixité dans les piscines, refusent de serrer la main aux femmes, refusent que leurs femmes soient auscultées par des médecins hommes. Ce sont eux qui font pression pour que les femmes brandissent le voile pour accompagner leurs enfants aux sorties d’écoles, ce sont eux qui imposent le menu religieux et prescrivent le burkini sur les plages. Encore eux qui condamnent les attentats en ajoutant systématiquement le « Oui, mais », eux qui estiment que la charia est compatible avec les lois de la République. Ce sont des complices idéologiques des islamistes qui fracturent la société française pour mieux détruire et imposer un défi civilisationnel majeur. Ils ont ouvert la voie à un processus dangereux et pas uniquement sur le plan d’une sécession mais d’une conquête civile dont ils portent l’entière responsabilité. Il faut être clair ! Toutes les revendications islamistes sont comme des fatwas lancées contre la République.

Il y a quelque chose d’inédit dans cet assassinat. Si nous nous appuyons sur les éléments d’information à ce jour, l’assassin Abdoulakh ANZOROV ne revendique aucune appartenance à une organisation djihadiste, transnationale, ni Al-Qaïda, ni l’Etat Islamique DAECH. Il n’a pas agi en vertu d’un ordre venu de l’extérieur. En revanche, il évoluait dans des milieux islamistes et paraissait très sensible à cette idéologie. En France, nous sommes les champions des mots et de la parole, nous tournons autour du pot, nous parlons de terrorisme communautaire porté par des radicaux intégristes. Mais savons-nous ce que veut dire l’ouma musulmane ? Elle est une et indivisible. Abdoulakh s’est nommément auto-proclamé vengeur du prophète de l’islam, sans mot d’ordre préalable émanant d’un groupe djihadiste. Il a obéi à un livre et nous inventons des formules pour ne pas l’entendre alors que le texte est clair dans la Sira Ka’b ibn al-Ashraf : « On peut insulter Dieu et non le prophète de l’islam.»

Les discours relativistes tentent de minimiser le danger.

Je pense que le mot séparatisme est un déni pour tenter de garder les yeux fermés sur ce qui a un nom : l’islamisme. Parler de séparatisme, c’est se rassurer à bon compte en considérant que ces idéologies se contentent de cultiver les marges dans lesquelles ils se sont imposés.

L’islamisme ne veut pas rester en marge, il veut tout ! Nos libertés, nos consciences, notre silence.

Nous sommes dans un naufrage intellectuel.

Comment le Président peut-il affirmer que la civilisation musulmane fait partie de la France ? Ceci après avoir dit aux Bernardins en 2018 qu’il était hors de question pour lui de parler des racines chrétiennes, pour soi-disant éviter la fracturation communautariste.

Proposition 1 :

Si l’Islam veut exister en France, il doit engager une réforme en profondeur pour éradiquer l’idéologie islamistes qui prospère en son sein. Il est impératif que l’Etat français fixe rapidement, avec les organisations représentatives, les modalités d’un concordat très clair interdisant toutes revendications religieuses contrevenant à la loi de 1905.

Proposition 2 :

Sans attendre, il est vital d’interdire et dissoudre toutes organisations islamistes en France. La France ne doit plus jamais rien céder aux salafistes, aux Frères musulmans, aux associations islamistes comme le CCIF.

Si la France se courbe, intimidée, trop souvent complaisante, c’est que l’idéologie gauchiste la désarme devant le danger ! Cette idéologie qui cherchait à réunir toutes les minorités pour porter son projet politique s’est compromis avec l’islamisme pour un médiocre et infâme calcul électoral.

Rappelons-nous ces nombreux drapeaux algériens et marocains flottants dans la foule fêtant l’élection de Monsieur François Hollande… Cette idéologie nous a fait un chantage à l’islamophobie pour mieux bâillonner et museler tous les Français…Elle a entretenu un racisme anti-blanc, anti-chrétien, qui s’est développé sous le regard myope de la République qui a accepté toutes les revendications identitaires incessantes fracturant insidieusement le pays en favorisant particulièrement cette gangrène islamiste dans les banlieues, là où elle avait beaucoup de ses élus. Cette compromission est totale dans tous les domaines et plus particulièrement à l’école. Les institutions se sont laissées piétiner, insulter, égorger par un Islam conquérant qui a fait de l’entrisme en son sein depuis quelques décennies.

Proposition 3 :

Monsieur le Président, à l’école, c’est le français qu’il faut enseigner et non l’arabe. La culture française et ses valeurs doivent être enseignées dans un cours dédié à cela, car elles seules ont édifié ce pays. Le vrai défi, Monsieur le Président, est de faire en sorte que chaque jeune qui grandit en France se sente Français, par la culture, la langue et le sentiment d’appartenance. Ce n’est pas au stade de foot (et encore quand la Marseillaise n’est pas huée ou boycottée) que nous devons mesurer l’amour des citoyens français pour leur patrimoine commun et l’émerveillement pour ce pays de liberté. La République a aussi sa part de responsabilité !

Le droit d’asile apparaît à la révolution, il n’est pas énoncé dans la Déclaration des Droits de l’Homme et aux citoyens de 1789, mais il est prévu par la constitution de 1793 qui dit que le peuple français « donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté. Il le refuse aux tyrans ». L’idée, à l’époque, est que la France révolutionnaire, mère de la liberté politique et de l’égalité des droits, doit accueillir chez elle, les écrivains qui militaient pour les valeurs issues des lumières françaises. Cette idée est reprise dans le Préambule de la Constitution de 1946 qui dit que « tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur les territoires de la République ». Cette disposition, intégrée dans la constitution de la 5ème République est toujours en vigueur. Dans son histoire, la République française s’est pratiquement toujours montrée accueillante à l’égard des personnes victimes de persécutions, qu’elles soient raciales ou politiques. Au 20ème siècle on a vu la France accueillir généreusement les rescapés du génocide arménien de 1919, les Russes blancs refusant le bolchevisme, les républicains espagnols fuyant le franquisme, les Juifs allemands ou polonais victimes du nazisme, les boat-people vietnamiens fuyant la dictature communiste. Ces personnes ont ensuite mis un point d’honneur à défendre les valeurs de la France qui les avait accueillies ; elles aiment passionnément leur pays d’adoption et le servent brillamment dans tous les domaines comme les sciences et les lettres françaises.

Mais à partir de 1990 l’Etat a commis une grande erreur en ouvrant le droit d’asile à des personnes qui n’auraient pas dû l’obtenir et surtout étaient totalement dépourvues d’amour pour la France, voire la méprisaient. La République a été clairement défaillante et a négligé les notions d’intégration et d’adhésion. Nombre d’entre elles, en effet professent un double discours défendant un islam salafiste qui méprise les valeurs fondamentales de la civilisation française, comme la liberté de conscience, de pensée, d’expression, comme l’égalité entre les femmes et les hommes, et la liberté religieuse notamment celle de changer de religion.

Voilà la gratitude de Abdoulakh Anzorov et d’autres qui se font pour le moment discrets. Il n’a rien trouvé de mieux que d’assassiner un des hussards de cette République, qui remplissait avec enthousiasme sa mission : enseigner l’Histoire et l’instruction civique. Il a ainsi manifesté sa gratitude à la République de lui avoir donné l’asile, de lui avoir fourni gracieusement soins, instruction, nourriture et de lui avoir trouvé un logement.

Une immigration non maîtrisée fait le lit de l’intégrisme.

Toutes les organisations et officines islamistes savent approcher cette jeunesse issue de l’immigration en déshérence et la mobiliser en l’enfermant dans un déterminisme religieux racialiste.

Proposition 4 :

La République doit expulser, sans tarder, tous les étrangers ou binationaux qui ne respectent pas les lois françaises. Il est urgent de mettre fin à l’immigration massive qui accentue tous ces problèmes d’intégration, en fixant des quotas très restrictifs. Le droit du sol doit être réformé, non pas systématiquement, mais très encadré notamment en interdisant la nationalité aux enfants nés sur le sol français puisque enfants de parents en situation irrégulière. Il est urgent que la France et les Français soient restaurés à la fois psychologiquement, intellectuellement, culturellement et spirituellement.

En conclusion.

Avec ces propositions que je vous expose, il est possible d’éradiquer ce phénomène. C’est toute une nation qui doit se lever. C’est tout un peuple qui doit faire rempart pour éradiquer ce mal, par un refus ferme et catégorique de céder aux pressions ou autres menaces et à la politique du grignotage par ceux qui font de l’entrisme au sein des institutions républicaines.

Et demandez aux responsables musulmans et aux imams :

  • de clarifier les versets du Coran incitant à la haine
  • d’exprimer clairement, par fatwas, que la place des Kamikazes et des assassins de « Charlie et de Samuel Paty » est plutôt l’enfer et non le paradis avec 72 houries [3]?  

Puisque le musulman pieux récite la fatiha 17 fois par jour, demandez-lui d’affirmer que l’expression « ceux qui ont encouru ta colère » ne désigne pas les juifs, et l’expression « les égarés » ne désigne pas les chrétiens (selon l’exégèse du Coran de IBN KATHIR, en français p.26 ?)

Pasteur Said, co-fondateur de l’IEPM

Président de l’UNACF

Médiateur Socio-Religieux,

Consultant en prévention de la violence urbaine.


[1] DELCAMBRE Anne-Marie, L’Islam des Interdits. Paris, éd. Desclée de Brouwer, 2003.

[2] ROY Olivier, Généalogie de l’islamisme. Paris : Hachette, 200 l, p.38.

[3] http://www.slate.fr/strory19311/comment-dieu-récompense-les-femmes-kamikazes.

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