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Lettre écologique n° 14 : « Ressources limitées ? »

Éditorial de Ludovic Trollé.

Dès le début de la crise sanitaire, Emmanuel Macron déclarait pompeusement que la santé n’avait pas de prix. Au nom de l’État, il s’engageait le 12 mars 2020 à « sauver des vies, quoi qu’il en coûte ». Fallait-il donner priorité à la santé sur l’économie ? Cette question n’a pas grand sens. C’est la prospérité qui permet le financement des soins.

Un antagonisme malsain

L’écologie décroissantiste voudrait opposer l’amélioration de notre environnement et le développement économique. Lors de son discours de passation de pouvoir, le 4 septembre 2018, Nicolas Hulot évoquait une « faille » entre l’économie et l’écologie. Cette croyance est abondamment diffusée.

Pourtant, c’est dans les pays les plus développés que les conditions de vie sont les plus saines et que la préoccupation pour l’environnement est la plus grande. Les pauvres n’ont pas les moyens de dorloter la biodiversité. Ils pensent d’abord à augmenter leur niveau de vie, voire à survivre pour certains.

Il est souvent considéré comme « évident » que les ressources naturelles sont limitées. Mais plutôt que de regarder l’arbre coupé pour les besoins humains du moment, on pourrait observer avec émerveillement la forêt qui croît et se développe, grâce à une action humaine réfléchie sur la nature. Les ressources sont si abondantes que c’est le paradigme malthusien que nous devons remettre en question.

Vers un découplage

Nul besoin de recourir à une éco-ingénierie démiurge, voire démoniaque. Il suffit d’observer notre monde et l’histoire des dernières décennies. Les progrès de la technologie permettent de réduire notre impact sur l’environnement, tout en améliorant la vie d’un nombre croissant d’humains. Ce mystère atteste que l’effort scientifique de l’homme, conduit par la recherche de vérité, peut être en harmonie avec la volonté divine.

Les prophètes de malheur nous annoncent un effondrement imminent. Ils ont tous été démentis par les faits, de Platon à Meadows en passant par Malthus. Mais force est de constater que leur succès demeure intact. Une fois les arguments scientifiques dégonflés, apparaît à nu leur véritable philosophie : la haine de l’homme.

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