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Le nouveau parti que nous attendons !

L’État providence est à bout de souffle. Les politiques sont impuissants. Osons miser sur la société civile. C’est notre analyse . Redonnons aux Français « qui gouvernent déjà le réel », l’initiative !

Le message des français

Les Français ont envoyé par les urnes depuis plusieurs élections un message très fort, y compris dans les messages que nombre d’entre eux ont refusé d’envoyer en s’abstenant, par choix. Un français sur deux ne se pas déplace plus et parmi ceux qui l’ont fait près de 10% refuse de s’exprimer en votant blanc ou nul. Le message est donc très clair, les français ne croient plus en la politique et en sa capacité de changer les choses.

Il en est un qui a été largement passé sous silence: le vote en faveur de listes non étiquetées, divers droite comme divers gauche qui viennent singulièrement nuancer le succès dont se prévalent les états-majors politiques. Elles se sont constituées de manières spontanées hors des appareils politiques et réunissent des personnes de bonnes volontés qui ne se résignent pas. Elles obtiennet entre 10 et 15% des suffrages exprimés.

Enfin, le vote en faveur du front National confirme également cette tendance. Les partis de gouvernement dans leur alternance n’ont pas démontré de capacité à réformer utilement le pays. La situation catastrophique à laquelle nous devons faire face, en témoigne. LR comme le PS, ont souvent échoué et laisse une population désappointée, seule à relever le défi de la mondialisation.

Les citoyens ont dit clairement qu’ils ne faisaient plus confiance ni aux partis politiques actuelles quel qu’ils soient, FN compris, pour diriger notre pays. Ces partis ont perdu de vue les raisons pour lesquelles ils s’étaient constitués à savoir défendre des convictions dans l’intérêt des Français.

Le souhait d’un nouveau parti

Plutôt que de vouloir connaitre le vainqueur du dernier scrutin, ce qui est totalement inepte. Nous devrions nous préoccuper de l’effondrement du système de représentation politique que nous constatons. Ce qui le démontre, c’est que, tandis que la machine publique ne fonctionne plus, coûtant trop cher et n’agissant pas efficacement, ceux qui en ont la charge ne songent qu’à s’accrocher à leurs acquis. Prenons d’abord l’exemple du gouvernement : le premier ministre comme les ministres ne gouvernent pas, ils jouent la comédie. Avec cette attitude, ils détruisent leur jouet : l’État français.

Il est encore temps de changer cette représentation politique. Il ne faut plus que nos gouvernants viennent de ces écoles où l’on forme des gens souvent sans imagination ni créativité, ni même, semble-t-il, sens de l’intérêt général.

Il nous faut donc abandonner ces partis politiques impuissants qui ne représentent plus qu’eux-mêmes, pour miser sur un mouvement qui ne peut que s’appuyer que sur la société civile. Il faut réussir à fédérer tous les Français, qui eux, chacun à leur manière, dans leur domaine, gouvernent encore le réel.

Cette révolution sociale nécessaire ne peut fonctionner que si les gouvernants acceptent de faire confiance aux gens et leur rendent le pouvoir. La classe politique française y est-elle prête ? Elle aurait besoin d’une bonne cure d’humilité. Les Français se gouvernent mieux qu’ils ne sont gouvernés. L’État vacille mais la société tient bon. En 40 ans, l’État a laissé filer une dette qui atteint 2 000 milliards d’euros, tandis que les Français réussissent à épargner 10 000 milliards d’euros ; l’État ne peut empêcher les déficits publics, tandis que des millions de ménages assurent l’équilibre de leurs comptes. Heureusement que la société civile française tient bon dans les temps difficiles que nous traversons actuellement.

L’exemple de la « BIG SOCIETY »

Notre réflexion fait écho au concept de « Big Society » du Premier ministre britannique David CAMERON. Depuis son élection en 2010, le leader conservateur britannique a entrepris une transformation radicale des rapports entre l’État et la société, en s’appuyant sur celle-ci pour réformer les services publics, en développant des « free schools », en incitant au « business fraternel », en ouvrant tout simplement les services publics aux initiatives privées… Ces mesures visent à redéfinir en profondeur le rôle de l’État, qui, « d’un simple soutien financier, devient un catalyseur de capital ». Trois ans après sa mise en œuvre, la Big Society de Cameron est controversée, comme le montre une étude de l’Institut de l’entreprise. Mais dans le domaine de l’éducation et de l’innovation sociale, ses résultats sont probants.

Il faut laisser la place à une nouvelle génération politique

Comme notre pays a encore des atouts ! Sa beauté, son histoire, ses traditions régionales ancrés dans les territoires et dans les cœurs. Il suffit de s’y balader un peu pour se rendre compte qu’on ne voit que ça. La France existe encore bien. Sa force vitale palpite toujours dans chaque individu qui la constitue. Il faut, pour retrouver confiance, simplement permettre au génie français de s’exprimer à nouveau dans toutes ces personnes qui l’incarnent de différente manière. Celui de nos créateurs d’entreprises, de nos intellectuels, de nos responsables d’associations. Il faut laisser notre nouvelle génération de responsables et décideurs publics agir, car elle est vraiment désireuse de faire le bien commun. Vertu, morale, probité ne sont pas de vains mots. On ne parle pas de devenir une société, chez qui les ministres n’auraient plus de libre arbitre et seraient surveillés en permanence : je parle d’être à la hauteur de la tâche qui nous incombe, celle de sauver notre civilisation, la France, ce qui peut l’être encore. Il s’agit bien d’une résurrection !

Le PS disparaît comme le PC a disparu avant lui. Nicolas SARKOZY a créé un nouveau parti sans vraiment changer les choses. Le FN peine à convaincre.

En prenant conscience de cette réalité et en reconnaissant cette nouvelle conception de faire un parti politique, en comprenant que le meilleur message d’espoir qui puisse être envoyé, est celui des citoyens qui veulent reprendre en main leur destin parce qu’ils ont confiance dans l’avenir, Ce nouveau mouvement ferait comprendre à tous les Français qu’il les aurait bien entendus. Et nous verrions de nouveau les électeurs retourner aux urnes !

Louis BOIS

 

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