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Famille

Mum Dad and Kids

    Chers amis, L’Institut Montalembert a signé la tribune ci dessous car nous jugeons dangereux les dérives politiques de l’union europénne. Nous invitons chacun d’entre vous à  signer la petition  » Mum Dad and Kids » qui défend vos droits ! Cliquer sur l’image pour accéder à l’article     C’est sans doute en raison de son manque de transparence et de sa grande complexité que l’Union européenne intéresse peu les Français: à quelques exceptions près, l’énorme travail réalisé quotidiennement à Bruxelles, dont l’impact est très important sur notre propre législation, n’est suivi ni par les médias, ni par les politiques, ni par les intellectuels. Quant aux associations françaises présentes à Bruxelles, elles se comptent à peine sur les doigts d’une main. C’est évidemment très grave puisque cela conduit les responsables, les politiques et les fonctionnaires européens à agir hors de tout contrôle démocratique. Sont en particulier concernés par cette opacité et cette sorte d’autonomie l’ensemble des sujets anthropologiques et sociétaux: quoique règlementairement hors de la compétence européenne, ces sujets font l’objet de nombreux textes, rapports et directives votés par le Parlement européen de sa propre initiative ou sur initiative de la Commission européenne. Or ces textes sont systématiquement oublieux des …

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Dossier IEPM/ Les ambiguïtés de l’égalité – une analyse du programme « ABCD de l’égalité »

Nous présentons ici une étude faite il y a quelques mois déjà sur le programme gouvernemental concernant l’école dit « ABCD de l’égalité ». Bien que le programme ait été officiellement revu (mais pas vraiment abrogé) par le ministère, sous la pression des familles et des associations qui l’ont combattu, il ne nous a pas semblé vain de produire ce texte resté jusqu’à ce jour non publié, et ce malgré sa longueur. Même si la polémique autour de la « théorie du genre » et des élucubrations de Judith Butler est quelque peu retombée, l’enjeu de la question demeure en effet, et il est de premier plan. ***   Introduction   L’ « ABCD de l’égalité » est présenté par le Ministère de l’Education Nationale comme un service en ligne dédié à l’égalité à l’école qui « offre aux enseignants des outils et des ressources pour aider à la prise de conscience des préjugés et transmettre une culture de l’égalité entre les sexes ». C’est, à ce titre, appelé un “programme”. Mais c’est aussi une « démarche pédagogique conçue pour amener les élèves à réfléchir autour de certaines questions : la danse est-elle réservée aux filles ? Une femme peut-elle être pompier ? Un homme peut-il être sage-femme ? »[1] Le sérieux avec lequel des questions aussi …

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L’euthanasie en France, entre vie et mort

  « La loi obéira à sa propre nature et non à la volonté du législateur, et elle portera inévitablement les fruits que nous avons semé en elle. » G.K.Chesterton   La fin de vie en France : constats et perspectives État des lieuxEn 2005, la loi Léonetti fut votée pour lutter contre l’acharnement thérapeutique et pour développer les centres de soins palliatifs et la démarche palliative dans les institutions soignantes et à domicile. Huit ans plus tard, force est de constater que ces centres sont peu présents dans les discours sur l’accompagnement de la fin de vie, et que la population française ignorent globalement la teneur des questions qu’il soulève. Les centres de soins palliatifs se définissent comme des centres de soins actifs délivrés dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale. Ils cherchent donc à soulager la douleur et à apaiser la souffrance psychologique, sociale et spirituelle. En mars 2013, dans une tribune publiée par le journal Libération, un collectif de médecins travaillant à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière expliquait que la plupart des patients qui arrivent dans leur service sont en demande d’acharnement thérapeutique, et ce même si ces mêmes patients avaient fait auparavant des …

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L’intérêt supérieur de l’enfant, 25ème anniversaire de la CIDE

L’intérêt supérieur de l’enfant     Histoire récente En 1928 Janusz Korczak[1], célèbre pédiatre, écrivain, éducateur polonais, écrit un ouvrage sur le droit des enfants au respect, et sur la manière dont il convient de les aimer. C’est à partir de ses idées, que les Nations Unies élaborent en 1959 une déclaration sur les droits de l’enfant. Puis à la demande de la Pologne, les Nations Unies transforment en 1989 cette déclaration en Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE). Cette convention stipule dans son article 3 que « dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale. Nul autre intérêt ne doit l’emporter, même pas celui des parents, s’il y a collision ».   Mais la notion d’intérêt supérieur de l’enfant, si elle est devenue « primordiale » dans cette Convention, n’est pas définie. On sait juste que si elle entre en conflit avec d’autres intérêts, elle doit l’emporter sur tous les autres. Un groupe de travail français autour du Défenseur des droits[2] estime qu’« il ne s’agit pas d’une notion autonome et indépendante. C’est un …

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L’amour dans le mariage est aussi une responsabilité sociale.

Si nous ne pouvons aimer sans responsabilité (voir à ce sujet l’article parut sur Cyrano.net), se peut-il alors qu’un amour vrai entre deux personnes puisse nuire à d’autres ? Et voilà bien le nœud délicat du « mariage pour tous ». L’amour engage les amoureux et leur entourage, voire plus. Or le mariage n’est pas la reconnaissance de l’amour, mais de la place de cet amour dans la société. Il y a un lien intrinsèque et bien plus fort entre le mariage et la société qu’entre l’amour et la société. Si aimer se construit au fil des actes d’amour posés par le truchement de ce verbe aimer, l’amour reste libre et aucune loi ne peut ni autoriser ni interdire d’aimer. Au mieux (ou au pire selon les cas) la loi forcera à respecter ou à proscrire, elle règlera les aspects extérieurs de la relation amoureuse, mais toujours dans sa dimension sociale, c’est-à-dire du vivre ensemble pour le bien de toute la société. Ce qui intéresse la société c’est que cet amour, non seulement ne perturbe pas le bien commun, mais soit également un bien pour tous. Au-delà de cela, la société n’a rien à voir, ni à faire de l’amour …

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le mariage entre droit et devoir, une responsabilité

La question dite du « mariage pour tous » est un maillage très subtil où l’amalgame et l’à-peu-près règnent en maîtres, entremêlant réalités objectives et brouillages affectifs. Tout d’abord le « mariage pour tous » touche au domaine le plus sensible de l’intimité humaine, l’amour. Qui sait vraiment de quoi il est question lorsque nous parlons d’amour ? Aimer, n’est-il pas aujourd’hui verbe plus galvaudé ? Comprenons-nous du reste encore que c’est un verbe et que, comme tel, il suppose action, mouvement et conséquence(s) et donc acteurs au pluriel. L’amour, au fond, est ce qui résulte de la manière avec laquelle nous conjuguons ce verbe aimer. Et il n’en va pas de même d’aimer les myrtilles, la nature, ses parents ou la femme de sa vie. La différence ne réside pas tant dans le degré d’amour pour la chose ou la personne aimée que dans l’objet de notre amour. Celui qui est l’objet de notre de notre amour va qualifier notre amour. Je peux aimer tout aussi parfaitement les myrtilles que ma femme. C’est la perfection de la myrtille ou de ma femme qui va changer cet amour. Je ne proportionne pas mon acte d’aimer à l’objet que j’aime, mais …

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Colloque sur la famille – publications

Vendredi 27 septembre 2013, se tenait au Palais de Luxembourg un colloque organisé par l’Institut Montalembert dont le thème était : « La famille est-elle culturelle ou naturelle ? ». Voici, quelques jours après, les différentes interventions enregistrées lors de cette matinée.

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La famille est-elle culturelle ou naturelle ? Compte rendu du colloque par Christian Vanneste, président de famille et liberté

Au Sénat se tenait le 27 Septembre un colloque sur la Famille organisé par l’Institut Ethique et Politique Montalembert en partenariat avec Famille & Liberté et Valeurs 2 Gauche. Le thème en était : « La Famille est-elle naturelle ou culturelle ? » De quoi émoustiller les neurones de tous ceux qui s’intéressent aux questions actuelles du « mariage unisexe » et de l’idéologie du « gender », en essayant de les aborder avec un minimum de connaissances et de réflexion philosophique, ce qui est loin d’être toujours le cas. Il faut donc remercier le Délégué Général de l’Institut Montalembert, Cyril Brun, de nous en avoir fourni l’occasion. Après un rappel pédagogique et sémantique de Jean-Noel Dumont rappelant le sens des mots : « culturel », « conventionnel », « arbitraire », « construction » qui encadrent conceptuellement le débat, le philosophe Bertrand Vergely nous a fait entrer brillamment dans le vif du sujet. Il a d’abord souligné la vacuité intellectuelle des arguments en faveur du mariage unisexe : « faut être tolérant », « ça se fait », « faut évoluer », qui outre qu’ils manquent totalement de tolérance envers les opposants, témoignent d’une parfaite ignorance de ce qui est essentiellement en cause. « Nous sommes dans la nuit de la société » a-t-il lancé. En écoutant ce penseur orthodoxe, je …

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La famille est-elle culturelle ou naturelle ? par Chantal Delsol de l’Institut, lors du colloque du 27 septembre 2013

La question que vous posez « La famille est-elle naturelle ou culturelle ? » revient à poser la question de la légitimité de nos arguments. Car en face de nous, nous avons des gens qui arguent du caractère circonstanciel de la famille que nous défendons. Des gens qui nous disent : mais la famille que vous défendez n’existe ni partout ni toujours ! Les humains ont pu et peuvent être heureux autrement. Vous érigez en modèle universel une particularité à laquelle vous êtes habitués… Autrement dit : pourquoi faudrait-il défendre la famille telle que nous l’avons toujours connue ? A cela je répondrai : ils ont raison. Le type de famille que nous défendons n’est pas universel. Ce qui est universel, c’est la famille comme lieu d’éducation et de transmission des enfants, mais il existe dans l’histoire et la géographie toutes sortes de familles. Alors pourquoi faudrait-il défendre la famille telle que nous l’avons toujours connue ? Non parce qu’elle est naturelle : elle ne l’est pas. Mais en raison de la culture qu’elle porte. La question de la validité des modèles de famille n’est pas une question d’anthropologie, mais d’anthropologie culturelle. Dans son ouvrage L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat (1884), Engels s’appuyait sur …

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intervention de Francis Mouhot, psychologue, lors du colloque « La famille est-elle naturelle ou culturelle ? »

  J’ai été surpris par cette question, comme si la famille pouvait être soit naturelle, soit culturelle, jusqu’à ce que je me rappelle que dans la langue française le « ou » peut-être inclusif (synonyme de « et ») ou exclusif (ou bien). Je parlerai donc d’abord de la famille en tant que nécessairement naturelle et culturelle, puis j’évoquerai les cas où les deux familles s’excluent. La famille est la base de la société depuis des millénaires, mais comment la définir ? C’est de plus en plus difficile et les psychologues n’osent plus s’y risquer. La Bible, dans la genèse, définit le couple : « l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme et les deux deviendront une seule chair », mais elle ne définit pas la famille. Le Littré disait, il n’y a pas si longtemps : « personnes d’un même sang, vivant sous le même toit, principalement le père, la mère et les enfants. Coexistence de deux générations ». Cette définition correspond à celle d’une famille naturelle. Mais nous savons que des personnes qui n’ont pas le même sang peuvent en faire réellement partie. Les familles recomposées ont toujours existé. N’ayant pas trouvé de définition d’une famille « culturelle », je dirai par défaut que c’est une …

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