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Lettre écologique

Lettre écologique n° 12 : « Sobriété par précaution »

Dans un épisode rapporté par saint Matthieu, Jésus est qualifié de « glouton » alors que Jean Baptiste est critiqué pour son excès de frugalité (Mt 11, 18-19). Il semble en être ainsi des débats écologiques de notre époque. Pour préserver notre planète et les générations futures, devons-nous limiter notre consommation de biens matériels, ou plutôt développer les investissements dans la recherche de nouvelles techniques ? De la frugalité heureuse à la frugalité par précaution Le concept de « frugalité heureuse » rappelle celui de « sobriété heureuse », développé par Pierre Rabhi et repris par le pape François. Il a été accaparé par les auteurs d’un « ma­nifeste pour une frugalité heureuse et créative » [1], dont l’introduction explique : « Le temps presse. L’alarme sonne de tous côtés. Les rapports du GIEC confirment la responsabilité humaine dans le dérèglement global. » En se fondant sur des thèses alarmistes, ils plaident en quelque sorte pour une « frugalité par précaution ». La sobriété : une vertu L’encyclique Laudato si’ se tourne au contraire vers une « sobriété par choix », par choix libre : « La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice […] …

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Lettre écologique n° 11 : « Conversion écologique »

Choisir

Dans l’encyclique Laudato si’, le pape François invite les chrétiens à une « conversion écologique ». Il lance un appel à des changements d’attitudes et de mentalités dans notre relation à notre environnement. Cet enseignement social est souvent qualifié de « prudentiel ». Il se situe sur un autre plan que d’au­tres aspects plus spirituels, comme les dogmes de foi. Le cœur d’un paradoxe Sur de tels sujets, notre société refuse une définition commune du bien et du mal, qui permettrait à l’État de définir des interdits au plan indi­vi­duel. En matière d’éducation, elle récuse l’efficacité des punitions et des contraintes. Pourtant, l’opinion publique véhicule l’universalité du bien et du mal écologiques. Pour s’y conformer, elle serait prête à renoncer à la démocratie, certes imparfaite, au profit d’une gouvernance mondiale dépourvue de subsidiarité et d’ancrage historique. Les sanctions et autres mesures contraignantes deviendraient vertueuses, dès lors qu’elles sont dirigées contre les États. Autant l’éthique est rejetée au niveau national, autant la morale écologique apparaît comme un absolu « pour la planète ». Les appels à la conversion écologique, garante d’un salut temporel, se substituent à un salut spirituel, dont plus personne ne croit que la communauté nationale pourrait nous aider à y parvenir. …

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La grande illusion des messianismes temporels

Tenture de l'Apocalypse, Château d’Angers (détail).

[Texte paru dans la lettre écologique no 11.] La plupart des programmes politiques brandissent la menace apocalyptique écologique. Chacun s’emploie à proposer des recettes, voire à imposer des conversions comportementales. L’utilisation de telles techniques se fait souvent au détriment de la vérité. Comment croire les appels à des transitions écologiques forcées, dont on ne sait sur quoi ils sont fondés ni sur quel futur ils jettent des ponts ? Le salut annoncé fait supposer que l’adaptation de notre environnement et ses interactions internes seraient inexistantes, face à une humanité qui serait toute-puissante. Comme si cette résilience de notre planète dépendait d’une simple addition d’« éco-gestes » dérisoires. Ces appels ne cachent-ils pas d’au­tres intérêts, qu’ils soient malthusiens, économiques, phi­lo­sophiques ou politiques ? On qualifie de messianique un mouvement religieux ou politique qui annonce un avenir meilleur fondé sur la « libération » de l’homme. La tentation est grande, pour les élites gouvernantes, de hâter l’avènement de la nouvelle société promise. Nos dirigeants proposent des concepts de « bonheur national brut » ou d’« indice du bonheur mondial ». Fabrice Hadjadj nous met en garde : « Certains discours appellent à une société par­faite, et pour ce faire, méprisent les désirs d’autrui …

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Lettre écologique n° 10 : « Confusion des mots »

[Éditorial de Ludovic Trollé]   Le discours de l’écologie politique reprend volontiers le thème des biens communs. On affirmera par exemple que le climat est « un bien commun », ce qui sous-entend qu’il en existe d’autres : nappes phréatiques, pâturages, etc. De telles ressources ont souvent un caractère collectif palpable. Le retour des communs Au pluriel, l’expression « biens communs » rappelle la réalité des « communaux » du Moyen Âge. L’accès à ces pâturages par tout propriétaire de troupeaux n’était possible qu’avec des règles de gouvernance très précises. Une « théorie des communs » s’est développée, surtout dans le contexte des problématiques écologiques. Dans la réflexion de ses promoteurs, il est impossible de séparer la nature de ces ressources et la gouvernance qui accompagnerait nécessairement leur gestion. On peut parfois se demander lequel des deux concepts précède l’autre. La na­ture des biens communs semble justifier une gouvernance appropriée. À l’inverse, une volonté de gouvernance mondiale ne trouve-t-elle pas ici un alibi facile ? Avec un peu de vernis scientifique et de manipulation politique, ne peut- on pas « créer » de toutes pièces des biens communs, pour lesquels il faudra mettre en place une réglementation, voire une instance dédiée ? Ambiguïté linguistique …

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Lettre écologique n° 9 : l’écologie subsidiaire

La nouvelle lettre écologique n° 9 de l’Institut Éthique et Politique Montalembert propose une réflexion sur l’écologie subsidiaire. La subsidiarité permet l’expression des convictions personnelles, permet le débat et l’identification de remèdes ou d’actions préventives des pollutions locales. C’est à tous les niveaux que se construisent les relations, l’autorité et la solidarité, qui permettent à chacun de contribuer pleinement au bien commun. Bonne lecture ! Pour lire la lettre voici le lien de téléchargement : IEPM_Lettre_ecologique_9.A4  

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Lettre écologique n° 7 : « Du vert à la vertu »

La Lettre écologique nº 7 est consacrée à la thématique de la « croissance verte » et des liens entre économie et écologie. Du vert à la vertu ! Les deux concepts sont-ils liés ? Entre écologie et libéralisme, le divorce semble consommé. Mais est-ce si sûr ? De quel libéralisme parle-t-on ? Pourquoi ne pas réfléchir à ce que devrait être un « libéralisme éclairé ». Faute de cela, l’écologie pourrait devenir accusatrice et proposer des alternatives centralisatrices et liberticides. Pour lire la lettre voici le lien de téléchargement : Lettre écologique nº7

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Lettre écologique n°6 : « Le prix de la Vérité »

Force est de constater que les problématiques écologiques sont souvent mal posées. Le fameux « trou de la couche d’ozone en est une bonne illustration. Cette lettre écologique n°6 de l’Institut Montalembert montre que les études s’interrogent aujourd’hui sur l’impact des cycles solaires sur l’ozone. Une analyse de Guardini, montre qu’il appartient à l’homme moderne de faire « un inventaire dépassionné » des débats des temps modernes. Cet inventaire rigoureux et patient est l’un des « prix de la vérité »   Lettre_ecologie_IEPM_6

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Lettre écologique n° 5: « Pour une écologie et une démographie responsables »

La démographie, comme l’écologie, mettent en question l’action politique et la manière dont le progrès scientifique et technique contribue au progrès des sociétés humaines. Cette lettre écologique n°5 de l’Institut Montalembert prend du recul par rapport à une approche démographique malthusienne qui prévaut chez de nombreux responsables de notre temps.  » La démographie, comme l’écologie, mettent en question l’action politique et la manière dont le progrès scientifique et technique contribue au progrès des sociétés humaines. Cette lettre écologique n°5 de l’Institut Montalembert prend du recul par rapport à une approche démographique malthusienne qui prévaut chez de nombreux responsables de notre temps.   Lettre ecologique de l’IM- démographie n° 5

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