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Monthly Archives: octobre 2013

Colloque sur la famille – publications

Vendredi 27 septembre 2013, se tenait au Palais de Luxembourg un colloque organisé par l’Institut Montalembert dont le thème était : « La famille est-elle culturelle ou naturelle ? ». Voici, quelques jours après, les différentes interventions enregistrées lors de cette matinée.

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La famille est-elle culturelle ou naturelle ? Compte rendu du colloque par Christian Vanneste, président de famille et liberté

Au Sénat se tenait le 27 Septembre un colloque sur la Famille organisé par l’Institut Ethique et Politique Montalembert en partenariat avec Famille & Liberté et Valeurs 2 Gauche. Le thème en était : « La Famille est-elle naturelle ou culturelle ? » De quoi émoustiller les neurones de tous ceux qui s’intéressent aux questions actuelles du « mariage unisexe » et de l’idéologie du « gender », en essayant de les aborder avec un minimum de connaissances et de réflexion philosophique, ce qui est loin d’être toujours le cas. Il faut donc remercier le Délégué Général de l’Institut Montalembert, Cyril Brun, de nous en avoir fourni l’occasion. Après un rappel pédagogique et sémantique de Jean-Noel Dumont rappelant le sens des mots : « culturel », « conventionnel », « arbitraire », « construction » qui encadrent conceptuellement le débat, le philosophe Bertrand Vergely nous a fait entrer brillamment dans le vif du sujet. Il a d’abord souligné la vacuité intellectuelle des arguments en faveur du mariage unisexe : « faut être tolérant », « ça se fait », « faut évoluer », qui outre qu’ils manquent totalement de tolérance envers les opposants, témoignent d’une parfaite ignorance de ce qui est essentiellement en cause. « Nous sommes dans la nuit de la société » a-t-il lancé. En écoutant ce penseur orthodoxe, je …

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La famille est-elle culturelle ou naturelle ? par Chantal Delsol de l’Institut, lors du colloque du 27 septembre 2013

La question que vous posez « La famille est-elle naturelle ou culturelle ? » revient à poser la question de la légitimité de nos arguments. Car en face de nous, nous avons des gens qui arguent du caractère circonstanciel de la famille que nous défendons. Des gens qui nous disent : mais la famille que vous défendez n’existe ni partout ni toujours ! Les humains ont pu et peuvent être heureux autrement. Vous érigez en modèle universel une particularité à laquelle vous êtes habitués… Autrement dit : pourquoi faudrait-il défendre la famille telle que nous l’avons toujours connue ? A cela je répondrai : ils ont raison. Le type de famille que nous défendons n’est pas universel. Ce qui est universel, c’est la famille comme lieu d’éducation et de transmission des enfants, mais il existe dans l’histoire et la géographie toutes sortes de familles. Alors pourquoi faudrait-il défendre la famille telle que nous l’avons toujours connue ? Non parce qu’elle est naturelle : elle ne l’est pas. Mais en raison de la culture qu’elle porte. La question de la validité des modèles de famille n’est pas une question d’anthropologie, mais d’anthropologie culturelle. Dans son ouvrage L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat (1884), Engels s’appuyait sur …

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intervention de Francis Mouhot, psychologue, lors du colloque « La famille est-elle naturelle ou culturelle ? »

  J’ai été surpris par cette question, comme si la famille pouvait être soit naturelle, soit culturelle, jusqu’à ce que je me rappelle que dans la langue française le « ou » peut-être inclusif (synonyme de « et ») ou exclusif (ou bien). Je parlerai donc d’abord de la famille en tant que nécessairement naturelle et culturelle, puis j’évoquerai les cas où les deux familles s’excluent. La famille est la base de la société depuis des millénaires, mais comment la définir ? C’est de plus en plus difficile et les psychologues n’osent plus s’y risquer. La Bible, dans la genèse, définit le couple : « l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme et les deux deviendront une seule chair », mais elle ne définit pas la famille. Le Littré disait, il n’y a pas si longtemps : « personnes d’un même sang, vivant sous le même toit, principalement le père, la mère et les enfants. Coexistence de deux générations ». Cette définition correspond à celle d’une famille naturelle. Mais nous savons que des personnes qui n’ont pas le même sang peuvent en faire réellement partie. Les familles recomposées ont toujours existé. N’ayant pas trouvé de définition d’une famille « culturelle », je dirai par défaut que c’est une …

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L’objection de conscience des maires et la CEDH – synthèse

Grégor Puppinck, Docteur en droit, directeur du European Centre for Law and Justice. 7 octobre 2013 Cet article, rédigé à la demande de l’Association pour la liberté de la conscience en France, présente en synthèse l’état de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme sur l’objection de conscience et la façon dont cette cour pourrait l’appliquer au cas des maires objecteurs. Une présentation plus complète a été publiée sous le titre « L’objection de conscience des maires et la CEDH » dans la Revue Lamy Droit Civil, n°108, octobre 2013, pp. 37-42, (extrait). Le Conseil constitutionnel va entendre ce 8 octobre 2013 une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) posée par le Collectif des Maires pour l’Enfance à l’appui d’une requête en annulation devant le Conseil d’Etat dirigée contre la circulaire du 13 juin 2013 du ministre de l’intérieur relative aux « conséquences du refus illégal de célébrer un mariage de la part d’un officier d’état civil ». Cette circulaire décrit les sanctions – civiles, administratives et pénales- dont devraient être punis les élus municipaux  objecteurs de conscience. Plus de 20 000 élus municipaux français, dont de nombreux maires, se sont déclarés opposés à la célébration de mariage entre personnes de même …

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Le faux problème du travail dominical

Le faux problème du travail dominical Le travail du dimanche se rappelle à nous d’une bien curieuse manière. Lors du débat lancé par Nicolas Sarkozy il y a quelques années, l’aspect confessionnel de la question avait surtout attiré l’attention des commentateurs. Il est vrai que le Jour du Seigneur ne pouvait laisser indifférent les chrétiens. Et ce d’autant moins que, de douloureuse mémoire pour eux, en 1880, la IIIème République avait supprimé l’obligation de choisir le dimanche, trop empreint de l’héritage chrétien, comme jour de repos hebdomadaire, laissant aux patrons la liberté de décider. Aujourd’hui, le dimanche apparaît comme un acquis social. Et c’est peut-être là son point faible. Les salariés en viennent à s’opposer aux syndicats. Ceux-là même qui sont sensés les défendre sont parvenus au point de rupture de l’idéologie de l’acquis social. En poussant à l’extrême la défense de ces « acquis » ils font passer la défense des salariés, donc des personnes, au second plan. Et/Là nous touchons du doigt la dichotomie essentielle entre idéologie et vérité. Tôt ou tard la première se retourne contre la seconde et l’être humain en fait les frais. L’idéologie finit toujours par mettre en place ses propres instances de défense et de …

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Réflexion autour de la question de l’Aide médicale aux étrangers…

7/10/2013 La question semble délicate. Elle est de fait en équilibre entre la nécessaire assistance, la réalité financière de celui qui assiste et l’assistanat. Moralement on ne peut laisser sans soin un pauvre (ce que peut être l’immigré qui arrive). C’est la parabole du bon Samaritain. Mais le Samaritain a les moyens financiers, semble-t-il. Cependant la veuve donne de son nécessaire et non de son superflu. Moralement et socialement, on perd toujours à se recroqueviller sur soi. Le minimum de santé doit toujours être garanti. Mais qu’il y ait une contrepartie demandée, afin de ne pas tomber dans un assistanat qui ne respecte pas un autre pan de la dignité humaine, la responsabilité, semble juste également. La question est : que demander à qui n’a rien? Cela amène une autre question, quelle est la plus-value que ces personnes dépendantes peuvent apporter au pays. Avec cette réponse,  nous les verrons moins comme une charge et nous respecterons ces deux aspects de la dignité humaine que sont la santé et la responsabilité. Cette question ne prend pas en compte leur statut d’immigré qui est une autre question, mais celui d’êtres humains actuellement en résidence sur le territoire. Peut-être cette question doit-elle être distincte …

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Pour une micro-économie de la sagesse

L’économie, nous l’oublions trop souvent, est une science composée. Depuis le XVIIIème siècle, elle tend toutefois à ne se développer qu’à partir d’une seule de ses composantes, la technique, oubliant l’autre pan intimement lié au précédent, la philosophie. J’aurais du reste tendance à considérer l’économie comme un des aspects de la philosophie, une sous-catégorie de l’éthique, pour ne pas dire de la morale quoique ce dernier terme soit plus adapté. Ce point de vue pourrait cependant paraitre excessif et il l’est par certains côtés, si l’on ne définit pas l’économie comme discipline anthropologique. Or à bien y regarder qu’est-ce que l’économie sinon un ensemble de faits résultants de l’activité humaine ou voulant organiser  celle-ci ? L’économie, comme science, prise indépendamment de la philosophie, étudie des mécanismes constatés ou établit des projections dans le but de perfectionner ces mêmes mécanismes qui ont pour objectif d’améliorer la vie des Hommes. L’économie, en tant que telle est donc l’ensemble des faits, des actes qui régissent la vie des Hommes en matière d’échanges, de transformation et de production. Il est possible d’affiner cette définition en précisant ses contours et ses mécanismes internes. Néanmoins, il s’agit bien de ces faits et actes qu’ils soient monnayés ou …

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LES CHRETIENS DU MOYEN ORIENT DANS LA CRISE SYRIENNE

L’événement majeur de ces dernières années concernant les rives sud et Est de la Méditerranée a été le printemps arabe. Faut-il dire le ou les printemps arabes ? L’hésitation sur le singulier ou le pluriel monte la complexité des événements. On ne peut guère comparer la Tunisie ou même la Lybie à l’Egypte, au Yémen ou à la Syrie pour beaucoup des raisons. Cependant il existe, dans ces mouvements populaires qui ont commencé en janvier 2011, quelques points communs. Ainsi, la Tunisie, la Lybie et l’Egypte étaient, chacune, soumises à la dictature d’un seul homme. Un homme seul, même s’il avait jadis été propulsé au pouvoir par l’Armée ou un mouvement de foule, face à une population frustrée de bien des manières mais la plus évidente est celle-ci : la confiscation de la richesse nationale au profit de la clientèle du régime. L’autre point commun est le suivant : aucun mouvement politique ou contestataire, quelle que soit sa spontanéité, ne peut durer à moins d’être récupéré par un parti qui a eu le courage de s’opposer à la dictature en dépit de l’interdiction d’exister. Un tel parti plus ou moins clandestin a forcément des positions radicales, probablement inspirées par des sectes fondamentalistes de l’islam …

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La question syrienne, symptôme du désarroi de la diplomatie française

  La crise internationale déclenchée par l’utilisation de gaz chimiques dans la banlieue de Damas le 21 août dernier aura connu deux tournants majeurs, le refus de la chambre des communes d’une intervention armée du Royaume-Uni en Syrie et la proposition russe de placer le potentiel chimique syrien sous contrôle international pour le détruire. Dans les deux cas, malgré les positions de circonstance, l’isolement diplomatique de Paris a été patent. Placée d’abord dans la position inhabituelle d’être le seul véritable allié de Washington, la France a ensuite été abandonnée par celui qu’elle soutenait, une première fois lorsque le président Obama a décidé de consulter le Congrès, une deuxième fois lorsque les Etats-Unis ont saisi au vol la proposition russe. Malgré son opinion publique majoritairement défavorable à un engagement militaire, malgré la tiédeur des autres dirigeants européens, malgré la tradition française de rechercher une politique de l’équilibre comme cela avait été le cas avec le refus d’intervenir en Iraq, le Quai d’Orsay s’est lancé à corps perdu dans le soutien à la politique la plus intransigeante. Rien, tout à coup, n’a semblé plus urgent que de bombarder la Syrie. Les objectifs restaient imprécis, tant sur le plan politique que militaire ; une …

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