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COVID 19 : Un homme vivant au secours de ce monde !

IV. L’homme vivant. 

     Dans la conjoncture actuelle, la question qui se pose est : que faire ? Face à cette question, on peut apporter trois réponses. 

La première réside dans la clarté. Il y a deux façons de faire passer des idées : la première, la plus courante, est de prendre le pouvoir politique. La seconde est d’utiliser d’autres canaux. Dans la vie courante, la politique, c’est la guerre, comme l’a montré Machiavel. La guerre est celle qui oppose les voyous aux flics et les flics  aux voyous. Pour prendre le pouvoir, il faut être un peu voyou. Témoin, le fait d’aller chercher un scandale chez son adversaire, de faire éclater ce scandale et ainsi de discréditer son adversaire.   Pour garder le pouvoir, il faut être flic. Témoin le fait de ficher ses adversaires et de les surveiller, là encore, pour acquérir le scandale qui les terrassera. Ne croyons pas qu’en politique on fait passer ses idées sans violence. On les fait toujours passer par de la violence, celle-ci passant par des manœuvres diverses et variées.  Si donc, on veut faire de la politique courante, il fait être prêt à être voyou et flic dans un monde de voyous et de flics. Si l’on n’est pas prêt à faire cette guerre, c’est que l’on n’est pas mûr pour faire de la politique. On est un homme vivant quand on a choisi délibérément de ne pas faire de la politique en laissant celle-ci à des spécialistes, quand donc on choisit de faire passer ses idées autrement que par la guerre en étant voyou ou flic. Est-ce à dire que dans nos démocraties il ne faut plus voter et devenir apolitique ? Non. Il faut voter, mais en sachant que, quand on va élire quelqu’un, c’est un chef de guerre que l’on va élire, pas un enfant de cœur.  

La seconde idée importante, est celle du cœur. La politique est malade et sera toujours malade, pourquoi ? Parce que l’on n’y parle pas en partant du fond de soi même. On y parle en procédant par calcul, par ruse ou par langue de bois. Quand on est un homme vivant, vivant à partir du fondamental, dans un total sérieux, on ne circule pas, on ne ruse pas, on n’a pas la langue de bois. On dit ce en quoi on croit profondément en se laissant inspirer parce que l’on ressent comme essentiel en soi.  Quand quelque chose fait bouger la société, c’est ce qui la fait bouger. Intérêt du cœur : il permet de revenir sur terre. On a tendance à idolâtrer le social et la politique en les divinisant. La parole venue du cœur permet de rompre l’hypnose sociale et politique et de se réveiller. Par là même, il y a quatre choses à faire pour faire vivre ce cœur : des foyers de charité,  des hôpitaux, des écoles et des églises ainsi que des monastères, c’est-à-dire des lieux dans lesquels au lieu d’être dans le bavardage à propos de la transformation du monde et du salut de la planète on porte vraiment secours aux êtres humains, on leur apporte une vraie nourriture humaine et une vraie nourriture spirituelle. Ce que le politique, tel qu’il existe, est incapable de faire.

Si le politique a un intérêt, c’est celui de faire la guerre et de maintenir comme il le peut, la paix tant à l’intérieur grâce à la police et à l’extérieur grâce à l‘armée. Hormis cette tâche policière et militaire qui lui revient, les choses importantes se passent ailleurs et relèvent de la responsabilité citoyenne et sociale. Ce qui, au demeurant, se passe. Qu’est-ce qui fait vivre le monde ? Les hommes vivants insérés dans des liens sociaux et humains vivants avec quelque chose de réel à dire sur le secours nécessaire en ce qui concerne la misère humaine, le soin à apporter aux malades, le savoir et la culture à apporter à la société et la vie spirituelle à l’humanité. 

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