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Cyril Brun

Vous devez être la lumière du monde… même en politique !

« Il (le roi de Juda) mourra à Babylone sans l’avoir vue. Tout son entourage, sa garde et tous ses escadrons, je les disperserai à tous vents et je tirerai l’épée derrière eux. Alors ils connaîtront que je suis le Seigneur, quand je les aurai dispersés parmi les nations et que je les aurai disséminés parmi les pays. » Ez 12, 14-16   Il peut nous paraître surprenant que Dieu châtie ainsi son peuple, le poursuive même de sa vindicte au point de vouloir le disséminer et presque l’anéantir. Quelques lignes plus loin, le même Ezéchiel nous rapporte en effet que le Seigneur ne laisse qu’un petit reste, comme témoin de ce qui s’est passé. Il ne nous est pas dit, un petit reste de justes ! Non, il s’agit d’un reste pour témoigner tout à la fois de la Gloire de Dieu et de ce qui a conduit les hommes à leur perte, ou plus exactement à la perte du royaume céleste. Car que se passe-t-il sinon une déchéance, un nouvel exode, mais mortel celui-ci, du peuple élu ? Le roi déchu quitte Jérusalem assiégée. Il quitte la capitale de la terre promise. Il la fuit de nuit, le visage couvert au point …

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Droits de l’enfant, une avancée ou un péril ?

    Le 20 novembre prochain, nous fêterons les 25 ans de la convention des droits de l’enfant. Deux siècles après la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, le monde, subitement, ressent le besoin de préciser les droits de l’enfant. Si louable que cela soit, ce n’est pas sans poser de multiples problèmes et le premier est de constater que les droits de l’Homme ne suffisent pas à protéger le plus faible d’entre eux, l’enfant. Devrait-on donc préciser, Déclaration des Droits de l’homme adulte (sans majuscule alors) ? Car qu’elle est la différence entre un enfant et un adulte ? La majorité légale ? C’est en tout cas ce que suggère l’article premier de cette convention. Ainsi, dans la nuit de ses 17 à 18 ans, l’enfant devient homme et n’a automatiquement plus les mêmes droits que la seconde avant minuit. Il y a là une aporie évidente qui coupe l’être humain en deux, comme une discontinuité. Or cette discontinuité est d’autant plus injustifiée qu’elle porte sur la dimension anthropologique de l’Homme. La convention, en effet, ne s’occupe pas de donner des droits civiques, comme la possibilité de voter, d’être jugé et les devoirs qui vont avec. L’objet de ce traité …

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