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Monthly Archives: mai 2017

Diner du cercle Montalembert le 12 juin : Christophe BILLAN, Président de Sens Commun

Très chers amis, Dans le cadre des rencontres du cercle Montalembert, l’ Institut Ethique et Politique Montalembert (IEPM) vous propose un nouveau dîner. Nous recevrons Christophe BILLAN ( Président de Sens Commun) et Adrian PABST ( Théologien et politologue allemand, installé au Royaume Uni), le 12 juin prochain. Thème : Quelle refondation politique faut-il attendre ? Nous reviendrons avec nos deux invités sur l’élection présidentielle française 2017, ceci pour croiser leurs analyses. L’analyse d’un acteur privilégié et majeur de la campagne qui sera complétéé par celle d’un intellectuel très attentif à la question politque en Europe. Nous serons également le lendemain du premier tour des élections législatives ce qui devrait aussi nous amener à réflechir à la situation politique du moment. Christophe BILLAN : ​ Marié, père de famille, Christophe Billan a débuté sa carrière professionnelle au Ministère de la Défense où il a exercé pendant 22 ans comme officier . Il est aujourd’hui cadre dans une société qui gère le risque des entreprises et des organisations engagées à l’international dans le domaine médical. Il est Président de Sens Commun depuis juin 2016.       Adrian PABST : ​     Adrian Pabst est professeur à l’université du Kent …

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La Révolte pour le Bien Commun

Notre révolte, aujourd’hui.   « Le jour où le crime se pare des dépouilles de l’innocence, par un curieux renversement qui est propre à notre temps, c’est l’innocence qui est sommée de fournir des justifications. », écrivait Albert Camus au début de « L’Homme révolté », essai préparé à partir de la fin de la deuxième guerre mondiale et achevé en 1951. Le sentiment qui nous anime devant les circonstances actuelles peuvent être rapprochées de cette époque. Là où les guerres et les révolutions meurtrières nourrissaient le sentiment de l’absurde, nous avons aujourd’hui le sentiment que les prodigieuses réussites techniques de notre époque ne résolvent pas les difficultés de l’humanité. Camus invite à la prudence face au sentiment de l’absurde : ce sentiment rend possible le meurtre. Mais pour lui en le poussant à son terme, le raisonnement absurde « admet la vie comme le seul bien nécessaire puisqu’elle permet cette confrontation » avec l’absurde. Il est utile de se rappeler cette époque de la libération marquée par la prise de conscience d’une violence insigne. Bien plus que par les guerres, le monde aurait alors pu disparaître par le désespoir devant ce que de nombreux hommes avaient fait ou accepté. Camus distingue l’absurde, sentiment de ma culpabilité, …

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Ouverture ou fermeture ?

Le thème de l’ouverture et de la fermeture est devenu central dans cette partie finale des présidentielles, l’ouverture étant assimilée à la notion de progrès, d’accueil et de générosité et la fermeture étant caractérisée par le rejet de l’altérité et l’égoïsme et souvent associée à une forte odeur de rance. Il est difficile de trouver un terrain sur lequel non seulement soit plus radicale l’opposition entre les deux candidats mais également davantage divisée la société française. En effet, compte tenu de leurs histoires personnelles qui trouvent souvent leurs origines familiales à l’étranger, la plupart des français ont le bon sens d’être globalement d’accord pour que la France, conformément à sa vocation universaliste, soit un pays d’accueil, dans la générosité et l’ouverture. En revanche, ce sur quoi ils ne sont pas d’accord, c’est le moment où cette ouverture doit se produire et la largeur de cette ouverture, la seconde étant d’ailleurs logiquement fonction du premier. Pour faire simple à la veille de ce second tour, tout ce que la presse, les radios et les télévisions comptent de commentateurs et autres éditorialistes affirment que les Macronistes seraient d’avis que la France doive adhérer à une mondialisation sans limite et être ouverte et …

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